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samedi 2 avril 2016

Comment dire ?

« Compliqué ! » C’est le terme qui revient le plus en discutant entre pêcheurs depuis l’ouverture. En effet, les précipitations de neige préouverture ont jeté un froid sur ce début de saison. Si les rivières sont praticables, l’eau provenant de la fonte des neiges reste extrêmement froide entrainant la faible activité des poissons et des éclosions quasi-inexistantes.


Au vue du peu de fréquentation au bord de l’eau, ce n’est pas une nouvelle pour beaucoup d’entre vous. Merci Radio pêche !

Dans ces cas-là, il convient surtout de revoir à la baisse ses objectifs. En bref, faire ce qu’on peut et se satisfaire du peu que la rivière nous offre.


Pour les amoureux du leurre, je vous conseille de ralentir vos prospections. Ciblez les postes ou les poissons se cachent, pour les décortiquer le plus finement possible en variant les leurres.
C’est ainsi que j’ai pu sauver toutes mes sorties de pêche, avec un résultat modéré, mais un résultat tout de même.

Mouche : une bonne tournure


Si les premiers guidages n’ont pas été un franc succès, mes dernières sorties de repérage sont bien plus intéressante. En parcourant les bordures,  j’ai pu observer (et plus) bon nombre de truites en maraude. 


Ces poissons peu actifs, demeurent très méfiants ce qui rend les approches délicates. Préférez donc des postes éloignés des zones de passage pour attaquer les truites à distance.
Coté mouche, des nymphes de tailles moyennes faiblement lestées font bien l’affaire.

Phaisant tail têtes vernis - n°16 - Lestage M

Venons-en à la bonne tournure !
A l’heure où j’écris ces lignes, les dernières taches de neige ont disparu des sommets. Les premiers insectes commencent à émerger et parfois même, se font aspirer à la surface de l’eau. 


Les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer ! Si l’on ajoute à cela un temps pluvieux (mais pas trop) pour ces prochains jours… Il se pourrait que les prochaines sorties soit excellentes. A suivre …



Des nouvelles des mouches du guide !

Sedge Brun - abdomen en poil de cervidé - Flottaison garantie - Exclusivité "les mouches du guide"
Après bien des complications, la mise en ligne de la boutique lesmouchesduguide.fr est imminente.
Lancement officiel dans une poignée de jours.


A très bientôt,
Matthieu Pornon

jeudi 16 avril 2015

Immersion en Grande rivière

Comme l'an passé, j'ai le plaisir d'accueillir Paul pour un stage "Grandes Rivières" (voir Dans le grand bain !  ). Cette offre de début de saison se caractérise par la possibilité de capturer à la mouche et/ou au leurre des truites aux mensurations de rêve !
La difficulté des coups de ligne, la puissance des combats dans le courant et la beauté des sites de pêche en font une offre unique, ou l'humilité est souvent récompensée par la capture d'une belle truite.

Toutes les infos sur cette offre sur : matthieu-fishing.fr/peche-en-riviere : Grandes rivières


Deuxième semaine d'avril , nous sommes à la décrue ! 


Les rivières sont encore gonflées et l'eau encore légèrement trouble. Avec une température d'eau très faible, les chances de voir des éclosions sont faibles. C'est donc le leurre qui sera privilégié durant le stage. Paul maîtrise déjà très bien la pêche au lancer et c'est avec enthousiasme qu'il entame le séjour, désireux d'en apprendre plus sur la pêche de la truite au leurre.

La première journée débute par une longue matinée sans prendre la moindre touche. C'est finalement après un bon repas (c'est agréable de manger sans avoir les mains qui sentent le poisson) que les choses sérieuses commencent. A partir de 14H les touches vont s’enchaîner. Malheureusement pour Paul, les poissons semblent très agressifs mais peut enclin à se nourrir. En résulte beaucoup de touches loupées et de décroches. 


En fin d'après midi, Paul débloque le compteur avec une truite de presque 40 cm.
Pour finir la journée, nous abordons un poste magnifique, un grand courant avec de nombreux amortis.
Très vite, Paul se fait arracher la canne des mains ! Le contact ne dure que quelques secondes et la truite se décroche en saluant d'un joli saut. Elle faisait plus de 50 cm, dommage !

Ayant toujours une canne supplémentaire pour faire gagner du temps à mon client sur les changements de leurres, je décide de faire quelques passages derrière lui. Premier lancer, mon leurre est stoppé net, s'en suit un départ vers l'aval a une vitesse folle. Le combat est musclé, j'en profite pour donner à Paul toutes les combines pour maîtriser un gros poisson.


Tout fini pour le mieux et nous posons tout les deux avec cette splendide truite de 57 cm. Je laisse le soin à Paul de la relâcher.


La nuit tombe, Paul  retente un poste sur lequel il avait décroché un truite de plus de 45 cm, en vain !

Nous nous arrêtons là. Une bonne première journée, peu de poissons mais de l'action !


Pour les deux prochains jours, nous changeons de rivière dans l'espoir d'y trouver plus d'insectes afin de pouvoir tenter un poisson à la mouche.


Paul attaque au leurre. La malchance ne le quitte pas car dès le premier poste il décroche une très belle truite.
Nous voyons des truites qui commencent à se placer sur les gravières, bien que très peu actives c'est bon signe pour le reste de la journée.
Le manque d'activité alimentaire des poissons se manifeste par des suivis jusqu'au waders et des frappes dans les leurres bouches fermées. Pour prendre des truites dans ces conditions,  il faut diversifier les animations et se tenir prêt à ferrer à tous moments.


Après bon nombre de suivis et de décroches, Paul réussit à prendre une belle truite.
Les gros éphémères commencent à sortir et je trouve rapidement un poisson actif en surface. C'est l'occasion ou jamais de faire prendre à Paul une grosse zébrée à la mouche. Mais le temps d'aller chercher la canne, la rivière a légèrement monté suite à un petit lâcher de barrage. Le gobage a disparu, c'est quand même vraiment pas de chance.

La suite de la journée ne sera pas terrible ! Une longue errance à la recherche d'un hypothétique gobage. Les truites ont disparu des gravières et la pêche au leurre ne donne rien, hormis quelques timides suivis !
Sans cette montée d'eau la journée aurait sans doute été tout autre. Les espoirs portent maintenant sur le lendemain.


C'est le dernier jour, la motivation est à son comble. 
Ça démarre fort, dès le premier poste prometteur Paul capture cette truite de 44 cm après un combat rapidement mené.



Après la remise à l'eau, Paul se remet en action bien décidé de ne pas en rester là. Une poignée de minutes plus tard, il est attelé à un poisson qui semble sérieux. Il met en pratique les conseils que je lui ai donné lors du combat face à la truite de 57 cm.
Canne basse, il maintient la pression et descend la rivière afin de combattre la truite depuis l'aval. Je le rejoins pour mettre cette farouche combattante dans l'épuisette.


Yes !!! 49 cm ! Bravo à toi Paul, tu l'a bien méritée !

Mention spéciale au leurre dur Duel Jerkbait 90 sp, qui ce matin s'est montré particulièrement efficace.

 Bien lancés, nous en ferons une dernière de 43 cm pour boucler cette très belle matinée de pêche. 

Skeleton 8 cm pepper tea, toujours aussi redoutable !

Avec 100% de réussite ce matin, l'après midi débute sous les meilleurs auspices. 
En une demi heure, nous perdons un poisson et enregistrons un suivi. La donne change. Les insectes ne sortent pas. A partir de 14h la rivière commence à baisser significativement. Décidément !
Comme la veille l'activité retombe. Nous exploiterons toutes les possibilités qui s'offraient à nous sans le moindre succés. Seul un poisson de 60 cm est venu nous redonner un peu d'adrénaline en suivant un leurre de très près. 

C'est la fin d'un séjour riche en émotions et en enseignements. L'offre "Grandes rivières" aura tenu ses promesses.

A très bientôt,
Matthieu Pornon

mercredi 11 mars 2015

Ouverture truite : Armement des leurres

Nous y sommes ! Les dernières semaines de fermeture sont en général très mouvementées. C'est le moment de contrôler le matériel, de remplir les boites à leurre et de faire les achats nécessaires pour bien débuter la saison. 




Reçue il y a quelques jours, une sélection de leurre Duel (Delalande) pour aller traquer les grosses truites ce début de saison.






Ces leurres japonnais haut de gamme sont dotés de finitions exceptionnelles et pourvus d'hameçons aussi piquants que solides. C'est justement ce sujet que je vais approfondir.




Leurres durs :

On ne rappellera jamais assez, la première étape pour l'armement d'un leurre à truite consiste à écraser les ardillons !
Afin de minimiser les risques de blessures du poisson, vous pouvez opter pour des hameçons simples sans ardillon. Il est impératif d'orienter la pointe de l'hameçon  vers le haut pour limiter les risques d'accrochage au font de la rivière.


Les décrochages lors des combats sont moins nombreux qu'avec des triples, mais le nombre de touches loupées et les ferrages dans le vide sont augmentés. 
Le compromis idéal selon moi, est de remplacer l'hameçon triple de l'arrière par un  hameçon simple. Ainsi, le ratio touches/captures reste élevé et les risques de blessures occasionnées aux poissons réduites, car le plus souvent c'est l'hameçon arrière qui pose le plus de problèmes.


Leurres Souples :

Pour armer vos leurres souples, plusieurs options sont également possibles, avec chacune leurs avantages et leurs inconvénients.



Montage "classique" sur tête plombée hameçon simple

Ce n'est pas la version que j'utilise le plus, mais j'ai toujours dans ma boite quelques leurres souples non-montés et une bonne diversité de micro têtes plombées Delalande.

Avantages : 
- Facile et rapide à monter, vous pourrez monter vos leurres au bord de l'eau et ainsi jouer plus facilement avec le grammage de la tête  plombée.
- Risque de blessures du poisson très faible
Inconvénients :
- pas très efficace lorsque les truites ne sont pas actives. Il sera quasi impossible de ferrer des touches d'agressivité.
- Si votre leurre s'accroche sur le fond c'est bien souvent pour de bon !

utilisation : Sur un spot très particulier où vous aurez besoin d'un lestage adapté. Également un montage redoutable pour pêcher à la volée sur des gravières dégagées.


Montage avec triple voleur sur tête plombée sans hameçon simple

Avantages :
- Taux de captures très élevés. La truite se ferre d'elle même la plupart du temps.
- Si l'hameçon triple s'accroche fréquemment sur le fond, il suffit d'un coup de scion pour le décrocher et continuer à pêcher.
- Risque de blessures du poisson modéré (a condition d'écraser les ardillons)
Inconvénients :
- la réalisation du montage prend un temps important (10 min/leurre). Il convient de faire ses montages à l'avance. (exemple ci dessous)

Utilisation : Le montage reste polyvalent. Une polyvalence que vous augmenterez en diversifiant les lestages et les tailles des leurres.

Réaliser un Montage avec triple voleur sur tête plombée sans hameçon simple

 Le matériel necessaire :
- Un leurre souple ( Skeleton 8 cm Pepper tea dans le cas présent)
- Une tête plombée dont l'hameçon simple a été coupé avant la courbe.
- Tresse acier fine
- Des flot-stops
- Un hameçon triple dont l'écartement entre deux branches sera légèrement plus large que votre leurre





1 ) Couper une section de tresse acier puis la passer dans l’œillet de l'hameçon
 2 ) Placer le flot-stop sur la tresse acier. Pour cela il faut passer les deux extrémités de tresse acier dans la boucle et les plier. Ensuite, faites remonter le flot stop sur les 4 brins de tresses acier.
 3) Faites glisser le flot-stop sur la tresse afin de faire sortir les deux extrémités.













4 ) Régler votre longueur d'empile avant de faire votre nœud.


 5) Faites un nœud simple et couper l’excédent de tresse, votre empile est terminée.



 6 ) A l'aide d'une aiguille à crochet, passez votre empile au travers du leurre et faites la ressortir au niveau de la tête.

7 )Passer ensuite la boucle autour de l’œillet de la tête plombée et venez serrer le flot stop contre.

Votre leurre est maintenant prêt pour pêcher, à vous de jouer pour prendre des truites !

Je propose dès le mois de mars, des stages de pêche de la truite au leurre en grandes rivières. L'occasion de découvrir cette technique sur les meilleurs parcours du genre, en Franche-Comté. Sensations fortes et grosses truites seront au rendez-vous !
Plus d'infos sur : www.matthieu-fishing.fr/peche-en-riviere

Je vous souhaite une très belle ouverture,
A très bientôt,
Matthieu Pornon

vendredi 29 août 2014

Le bénéfice du d’Août

Après quelques jours de guidages en début de mois, cela commence à faire un (trop) long moment que je ne me suis pas rendu sur le Léman. C'est donc avec grand plaisir que mon frère et moi retrouvons la grande flaque pour deux jours de pêche, en espérant qu'elle nous réservera de belles surprises !



C'est partit !
Nous sortons du port les yeux rivés sur le sondeur. Clairement, il apparaît une disposition du poisson fourrage assez particulière. D'abord des bancs de poissons de belles tailles au vu des échos qui se détachent du banc positionné entre 6 et 10 m de profondeur et à partir de 10 m nous retrouvons les habituels bancs de perchettes qui s'étalent jusqu'à 20 m. Malheureusement nous ne percevons que très peu d'échos susceptibles d'être des brochets.
Dans de telles conditions, il est bon de zigzaguer sur le cassant en positionnant le bateau entre 10 et 20 m, jusqu'à obtenir les premières touches et ainsi définir la profondeur à laquelle les brochets s'alimentent.

Bateau positionné dans 15 m c'est à chaque fois en bout de lancer que nous trouvons du brochet actif, ce qui nous pousse à pêcher moins creux, dans moins de 10 m de profondeur. Surprenant, car d’habitude a cette époque la pêche se fait le plus souvent au delà de 12 m.

La session commence bien, les premières captures s’enchaînent mais la taille moyenne à 60 cm ne nous satisfait guère. Je décroche ce qui semblait être un joli poisson, puis c'est au tour de Thomas de ferrer dans le dur. Un brochet à première vue métré monte au bateau et après un demi-tour fracassant, le combat commence.



Après une poignée de minutes, le poisson remonte à nouveau et termine sa course dans l'épuisette. Avec 93 cm, ce poisson est plus petit que nos estimations, faussées par l'intensité du combat.



L'après midi, nous changeons de secteur et retrouvons la même dispositions de poissons fourrages. Après quelques touches et quelques captures, l'activité retombe. la suite de la journée sera une longue traversée du désert, ponctuée de très courtes phases d'activité.



Le lendemain, les conditions climatiques ont considérablement changées. Le soleil et le vent de la veille ont laissé place à une pluie fine.
La journée commence comme elle s'est terminé, c'est à dire peu de touches et aucune réponse apportée par le sondeur. Nous varions les profondeurs de pêche et les leurres utilisés. 10 m ; 20 m ; Shad GT ; Sandra ; Shadka II ; Shad à palette ; Tout y passe, mais toujours rien !

Le doute s'installe.
Fin Août,  les poissons sont moins mobiles qu'au cœur de l'été et la pêche est normalement beaucoup plus régulière. Nous misons donc sur l'un des secteurs pêché la veille, ou nous espérons le retour d'une période d'activité.

Quelques lancers plus tard, mon shad GT 18 cm, argent Holo dos Bleu, se fait happer délicatement. j’exécute un gros ferrage. C'est lourd mais ça vient, par expérience je desserre à minima le frein de mon moulinet afin d'éviter une mauvaise surprise. J'ai bien fait, car avant d'arriver au bateau le poisson envoi un rush du tonnerre ! puis un autre et encore... et encore... La violence du combat laisse songeur (130 cm ???).
Après 5 bonnes minutes de bagarre un gros brochet remonte à la surface. Thomas tend l'épuisette , YESSS... Merde ! Il l'esquive d'un coup de caudale. La deuxième tentative sera la bonne.
Malgré ses 120 cm et ses couleurs magnifiques, nous ne pouvons pas parler de beau poisson. En effet une sorte de kyste lui pousse au dessus de l’œil droit, lui donnant des airs de monstre et nous l’appellerons Frankenstein.






La journée se poursuit comme celle de la veille, une phase d'activité entre 11h et 13h30 suivit par un après-midi laborieux. Nous capturerons encore une bonne quantité de petits brochets. L'espoir de faire un autre gros brochet s'évanouit au fur et à mesure que les heures passent.


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A 18H, un vent froid s'installe su le lac, il est temps de rentrer. Sans regret, retour sur le lac dans moins de 2 semaines, plus motivé que jamais !!!


A très bientôt,
Matthieu Pornon