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samedi 1 août 2015

En bref...



Le mois de juillet est passée à une vitesse folle !
Beaucoup de travail et donc pas beaucoup de temps pour écrire des articles. J'aurai donc pas mal de chose à vous raconter dans de prochains articles.

Pour patienter quelques photos ramenées de sorties perso.




A très bientôt,
Matthieu Pornon

samedi 9 mai 2015

Léman : Première !

C'est parti pour la première sortie brochet de l'année. L'occasion de se mettre au point, de tester le nouveau bateau et pourquoi pas mettre au sec quelques beaux brochets !

Toujours aussi magique de pêcher au pied du Mont Blanc
Échauffement

La session débute en compagnie de mon frère et de son fidèle compagnon.
Deux demi-journées pour localiser les brochets et définir d'un plan d'attaque pour le guidage qui suivra, c'est jouable !


Après un sondage qui ne nous apporta rien de concret, nous commençons à prospecter les cassants en variant les profondeurs de pêche de 5 à 12 m de profondeur. Ce n'est qu'après un long moment sans prendre la moindre touche que nous traversons un premier épisode d'activité. Un créneau de 10 minutes à peine ou nous ferrerons une bonne dizaine de fois.


L'aprés midi continue de la même façon. Une traversée du désert entrecoupée de rafales de touches.
Nous passons sur un poste qui retient toujours quelques brochets, mais nous n' enregistrons aucune touche. Nous décidons de repasser sur le poste afin de voir si nous pouvons bénéficier d'un pic d'activité. C'est partit pour une nouvelle série de touches et de beaux brochets montent au bateau.

une robe magnifique pour ce beau poisson de 93 cm


La nuit tombe et le bateau se transforme en discothèque ! 

Le lendemain, le ciel s'est chargé d'avantage et la pluie tombe par averse. Cette variation de temps ne changera quasiment rien, le scénario et le même que la veille mais nous aurons moins de réussite.

Un temps à ne pas mettre un chien dehors
Lors d'une séquence d'activité, je décroche un poisson d'un bon mètre après l'avoir fait monter au bateau, je récupère le leurre avec des écailles sur l'hameçon, mal piqué, dommage !



 Quelques lancers plus tard c'est un poisson d'1m10 qui suit le leurre. On est pas passé loin d'une phase d'activité mémorable.

Avant de partir nous ferons encore une grosse série de touches ce qui laissait présager d'une belle après midi de pêche. Mais il faut rentrer afin de préparer le guidage du lendemain.
Avec une pêche très intéressante et une taille moyenne à plus de 80 cm, nous sommes plutôt satisfait.



Bentz Family : Le retour !

C'est toujours un plaisir d'accueillir la famille Bentz. Claude et Éric sont plus décidés que jamais pour mettre quelques poutres à leur compteur !
Je les préviens d'une pêche délicate mais avec de belles surprises possibles. Il va falloir être concentré durant ces deux jours.

Le premier jour commence bien les poissons semblent bien réagir sur les plateaux et les premières touches ne tardent pas.
Après plusieurs décroches Claude enchaîne deux poissons dont ce broc de plus de 90 cm. Trop petit pour poser avec photo. Sacrée Claude !


Malheureusement les touches s'espacent. Éric parvient à faire aussi un joli bec qui avait encore les séquelles de la fraie.


Sacrée trace de gueule ! Le Léman est encore plein de surprise !
En fin d'après-midi, nous nous apprêtons à vivre un bon moment de pêche au brochet, mais nous ne le savons pas encore !

Tout commence par une bonne inspiration. Après une touche à la sortie d'un banc de perche, j'éloigne le bateau de la cassure afin que les leurres pêchent plus creux.

Claude qui maintenant maîtrise parfaitement l'animation des gros leurres souples loupe une première touche. La concentration monte d'un cran. Au second lancer, nouvelle touche mais cette fois-ci il ferre dans le dur !
Sa canne plie sérieusement, mais Claude ne lâche rien et très rapidement un gros brochet regagne l'épuisette. Bien joué !
113 cm pour plus de 10 kg, un beau monstre !

Le temps de se remettre de nos émotions, cette belle journée est déjà terminée. 

Dernier jour. Avec les résultats de la veille, nous attaquons serein.
Dans la première heure, Éric qui s'essaye à la verticale remonte son shad GT 22 en triste état. Le paddle coupé net et le corps lardassé, Éric n'a absolument rien senti dans la canne.

Il en faut pour couper un Shad GT 22, Peut-être un gros brochet !
Malgré l'application de mes deux convives, la journée est bien triste. Quelques touches de temps à autre, pas plus.
Nous espérons bénéficier d'un pic d'activité sur la fin d'après midi.
Résultat : Des touches supplémentaires et tout de même deux poissons corrects. Cette journée reste définitivement décevante. Seul un brochet métré viendra nous saluer d'un remous au raz du bateau lorsque Claude remontait son leurre.

C'est ainsi que s'achève cette première session grand lac. La saison ne fait que commencer et elle commence vraiment bien. Vivement les prochaines sorties !

Retour à la maison pour continuer à fabriquer des mouches, il faut bien honorer les commandes !
Catalogue 2015


A très bientôt,
Matthieu Pornon

vendredi 29 août 2014

Le bénéfice du d’Août

Après quelques jours de guidages en début de mois, cela commence à faire un (trop) long moment que je ne me suis pas rendu sur le Léman. C'est donc avec grand plaisir que mon frère et moi retrouvons la grande flaque pour deux jours de pêche, en espérant qu'elle nous réservera de belles surprises !



C'est partit !
Nous sortons du port les yeux rivés sur le sondeur. Clairement, il apparaît une disposition du poisson fourrage assez particulière. D'abord des bancs de poissons de belles tailles au vu des échos qui se détachent du banc positionné entre 6 et 10 m de profondeur et à partir de 10 m nous retrouvons les habituels bancs de perchettes qui s'étalent jusqu'à 20 m. Malheureusement nous ne percevons que très peu d'échos susceptibles d'être des brochets.
Dans de telles conditions, il est bon de zigzaguer sur le cassant en positionnant le bateau entre 10 et 20 m, jusqu'à obtenir les premières touches et ainsi définir la profondeur à laquelle les brochets s'alimentent.

Bateau positionné dans 15 m c'est à chaque fois en bout de lancer que nous trouvons du brochet actif, ce qui nous pousse à pêcher moins creux, dans moins de 10 m de profondeur. Surprenant, car d’habitude a cette époque la pêche se fait le plus souvent au delà de 12 m.

La session commence bien, les premières captures s’enchaînent mais la taille moyenne à 60 cm ne nous satisfait guère. Je décroche ce qui semblait être un joli poisson, puis c'est au tour de Thomas de ferrer dans le dur. Un brochet à première vue métré monte au bateau et après un demi-tour fracassant, le combat commence.



Après une poignée de minutes, le poisson remonte à nouveau et termine sa course dans l'épuisette. Avec 93 cm, ce poisson est plus petit que nos estimations, faussées par l'intensité du combat.



L'après midi, nous changeons de secteur et retrouvons la même dispositions de poissons fourrages. Après quelques touches et quelques captures, l'activité retombe. la suite de la journée sera une longue traversée du désert, ponctuée de très courtes phases d'activité.



Le lendemain, les conditions climatiques ont considérablement changées. Le soleil et le vent de la veille ont laissé place à une pluie fine.
La journée commence comme elle s'est terminé, c'est à dire peu de touches et aucune réponse apportée par le sondeur. Nous varions les profondeurs de pêche et les leurres utilisés. 10 m ; 20 m ; Shad GT ; Sandra ; Shadka II ; Shad à palette ; Tout y passe, mais toujours rien !

Le doute s'installe.
Fin Août,  les poissons sont moins mobiles qu'au cœur de l'été et la pêche est normalement beaucoup plus régulière. Nous misons donc sur l'un des secteurs pêché la veille, ou nous espérons le retour d'une période d'activité.

Quelques lancers plus tard, mon shad GT 18 cm, argent Holo dos Bleu, se fait happer délicatement. j’exécute un gros ferrage. C'est lourd mais ça vient, par expérience je desserre à minima le frein de mon moulinet afin d'éviter une mauvaise surprise. J'ai bien fait, car avant d'arriver au bateau le poisson envoi un rush du tonnerre ! puis un autre et encore... et encore... La violence du combat laisse songeur (130 cm ???).
Après 5 bonnes minutes de bagarre un gros brochet remonte à la surface. Thomas tend l'épuisette , YESSS... Merde ! Il l'esquive d'un coup de caudale. La deuxième tentative sera la bonne.
Malgré ses 120 cm et ses couleurs magnifiques, nous ne pouvons pas parler de beau poisson. En effet une sorte de kyste lui pousse au dessus de l’œil droit, lui donnant des airs de monstre et nous l’appellerons Frankenstein.






La journée se poursuit comme celle de la veille, une phase d'activité entre 11h et 13h30 suivit par un après-midi laborieux. Nous capturerons encore une bonne quantité de petits brochets. L'espoir de faire un autre gros brochet s'évanouit au fur et à mesure que les heures passent.


.
A 18H, un vent froid s'installe su le lac, il est temps de rentrer. Sans regret, retour sur le lac dans moins de 2 semaines, plus motivé que jamais !!!


A très bientôt,
Matthieu Pornon

jeudi 26 juin 2014

Le jour le plus long !

Enfin une vraie session de pêche aux carnassiers !
Très pris ce début de saison par mon activité de guide de pêche à la mouche,  je n’ai trouvé que peu de temps pour pêcher aux leurres.
Pour moi la saison débute, il est primordiale de se remettre dans le bain afin d’assurer pour des guidages en « grands lacs » qui arrivent bientôt.

C’est dans la précipitation que mon frère et moi décidons d’un rendez-vous avec le lac d’Annecy, ce week-end du 21 et 22 juin,  week-end du solstice d’été.


- Samedi -
A 7h du matin, nous sommes déjà sur le pied de guerre. Les derniers préparatifs effectués, nous nous élançons sur le lac.
A mon sens, Annecy est le lac « école » par excellence. La quantité de poissons et le nombre de postes « types » permet de prendre rapidement des touches. Ainsi, il est facile d’ajuster le choix du leurre et du montage pour pêcher vrai.
Le sondeur nous indique une concentration de poissons entre 9 et 13 mètres de profondeur et beaucoup d’échos sont à peine décollés des herbiers, ça sent le brochet !





Après avoir insisté longuement sur un premier poste sans prendre la moindre touche, nous nous rendons à l’évidence. Ça va être dur !

Nous regagnons une poste confidentiel, composé d’une cassure abrupte se prolongeant en un superbe plateau. Une zone restreinte qui abrite en permanence une bonne quantité de brochets.




Premier lancer. Mon Shad GT 18 cm  blanc nacré dos Ayu, longe la cassure et se fait intercepter dès les premiers tours de manivelle. Je ferre dans le dur, et une masse lourde se laisse ramener facilement. Malheureusement, le poisson se décrocha après une série de coups de tête.
Je ne connais que trop bien ce genre scénario, c’est le combat typique des brochets d’Annecy. Ils se laissent guider jusqu’à la surface avant de se rebeller pour regagner les profondeurs, bien souvent débarrassés du leurre qui les encombrent.
Afin d’éviter ce genre de mésaventures, il faut mettre la pression au poisson de sorte qu’il commence à se débattre au plus près du bateau. Moins vous aurez de bannière de sortie lors du combat, plus les chances de captures sont grandes.

Nous continuons à peigner méticuleusement le poste et nous prenons régulièrement  de petites touches, vraisemblablement des brochetons au vue des traces laissées dans les leurres.
Une bonne touche pour moi. Enfin un premier brochet monte au bateau. La taille modeste n’enlève rien au plaisir.



Nous changeons de poste et c’est une longue traversée du désert qui débute. Afin d’optimiser nos chances mon frère utilise des leurres de petites tailles avec des animations rapides (shadka II, shad à palette), quant à moi je me cantonne à la valeur sûre des lacs alpins, le GT 18 cm dos Ayu.

Nous prenons régulièrement de petites frappes sur nos leurres et Thomas enchaîne quelques brochetons.




La journée commence à être longue, mais nous ne lâchons rien en continuant à pêcher avec assiduité.
La récompense finit par arriver en milieu d’après-midi. Je prends une superbe touche, j’exécute un bon ferrage et pompe sur le poisson. En quelques secondes, un brochet à première vue métré rentre dans l’épuisette. Verdict du mètre ruban, 96 cm. Cool !!!




Après ce cours instant de réussite, la galère reprend. RAS jusqu’au coup du soir ou nous parvenons à rentrer 7 ou 8 brochets d’une taille comprise entre 40 et 60 cm.




Le moral n’est pas au beau fixe. Après avoir pêché près de 12 heures de temps, nous sommes épuisés. Nous croiserons des pêcheurs qui eux, n’ont quasiment rien pris. Si l’on s’estime heureux d’avoir pu faire une pêche honorable, il sera dur de se remobiliser pour le lendemain.

- Dimanche -




Nous débutons la journée cannes à mouche en main. Les streamers ont la capacité de faire réagir des brochets inactifs ou éduqués. Après notre expérience de la veille, ça vaut le coup d’essayer.
Après 1H30 sans la moindre touche, je commence très sérieusement à douter lorsque Thomas m’annonce « Pendu !!! »
A la touche sa canne soie de 10 est cintrée jusqu’au talon, mais elle se détend aussitôt. Coupé !!!

La taille du streamer, la violence de la touche … tout laissait à penser à un sérieux client au bout de la ligne. Nous sommes dépités quand le vent se lève, nous obligeant à ranger les cannes à mouche.

Que dire de plus sur cette journée ?
Nos leurres n’ont pas eu franc succès. Nous avons pourtant fais des tentatives diverses, que ce soit sur les postes et les profondeurs de pêche. Mêmes les postes qui nous ont donné du poisson la veille, semblent désert.

Le bilan de fin d’après-midi : Quelques touches et un seul bec de 50 cm au compteur. Nous embarquerons un invité surprise, sauvé de la noyade au beau milieu du lac. Un Magnifique lucane cerf-volant.



Nous avons toujours le poisson loupé du matin en travers de la gorge, les boissons énergisantes ne changeront rien à notre abattement.



Nous décidons d’en rester là et de reprendre la route plus tôt que prévu. Sans regret, mais tout de même déçus par ce lac au potentiel hors normes. Un prochain rendez-vous avec Annecy est déjà prévu, à suivre donc …




A très bientôt,
Matthieu Pornon

mercredi 19 mars 2014

Un bon week-end

Cela fait plusieurs semaines, si ce n'est des mois, que mon ami Stéphane me taraude pour une session truite chez lui, dans le secteur de St Claude.



N'étant pas trop difficile à convaincre, j'arrive vendredi soir et autour d'une bonne bière (du Jura), nous décidons du programme de ce week-end. Nous sommes tous deux pêcheurs de truite mais avec chacun sa spécialité. Les petites rivières pour Stéph et les grandes pour moi.
Le programme sera donc mixte, samedi sur la basse Bienne et le dimanche sur un affluent en tête de bassin.

Samedi : Lingots d'or et série noire

Après un frugal petit déjeuner, nous prenons la direction d'un secteur peu connu. Quelques pêcheurs sont déjà à l'œuvre sur la rivière, mais a quelques centaines de mètres du parking, nous sommes les seuls sur l'eau. La rivière nous appartient !
Nous alternons les techniques, leurre souple, poisson nageur et cuillère. Une heure de pêche s'écoule avant que Stéph ne débloque le compteur.
Un joli combat ponctué de plusieurs chandelles et cette splendide truite de 53,5 cm rejoint l'épuisette.



Avec cette capture et quelques suivis de poissons sur nos leurres à chaque fois dans des courants violents, nous décidons de nous consacrer qu'aux secteurs de rapide au détriment des zones calmes restées jusqu'alors improductives. Et ça paye avec de beaux lingots tout dorés !






A 15h, après une pause casse-croûte bien méritée, nous reprenons la pêche sur un autre secteur, un radier interminable. Le ciel s'est couvert et le vent s'est levé.
Je touche un premier poisson entre 50 et 55 cm, malheureusement, elle se décroche juste devant l'épuisette. 3 ou 4 lancers plus tard, un autre poisson plus modeste (45 cm) se décroche également. Le doute m'envahit.
Puis je rejoins Stéphane qui peigne méticuleusement un trou profond en plein milieu du radier. Convaincu que s'il devait y avoir une grosse truite dans le secteur, elle serait dans ce trou.
Motivé par les prédictions de Stéphane, je prends le relais. Une dizaine de passages et mon leurre est bloqué net. Je pense d'abord à une pierre, mais une pierre qui donne des coups de tête, je n'ai encore jamais connu ça.
Tout laisse à penser qu'il s'agit d'une très grosse truite. J'exerce une pression modérée sur le poisson qui refuse de sortir des profondeurs et puis d'un coup, plus rien !

Une casse vraiment incompréhensible. Même si je pêche relativement fin (25Ø), la tension n'était pas si forte. De plus, je vérifie les premiers mètres de mon bas de ligne tous les 20 lancers environ et je l'avais changé lors de la pause repas. Mon fluoro a cédé à quelques centimètres du leurre tout au plus, peut-être a-t-il frotté sur un rocher, ou bien est-ce le nœud...
Je suis atterré car je réalise qu'une fois de plus, le Graal m’échappe de justesse.

Stéphane tente de me consoler en me disant qu'il est déjà flatteur d'avoir touché une grosse truite, j'ai beaucoup de peine à m'en convaincre.

L’après-midi continu avec 3 poissons décrochés pour seulement 2 capturés et avec cette phrase qui revient cycliquement : "Je suis dégoûté !"

Dur de sourire après avoir cassé un poisson record

Le soir, les magrets de canard et la bière jurassienne nommée "grande rivière" m'aide (un peu) à oublier l'échec de l'après-midi.
Avec une taille moyenne de captures supérieur à  45 cm, nous nous accordons à dire que nous avons passé une superbe journée de pêche à la truite. Du coup nous changeons notre programme. Nous retournerons donc sur la Bienne.

Dimanche : Jour de grâce 

Nous débutons la journée sur un secteur magnifique ou les profondeurs et les vitesses d'écoulement sont particulièrement diversifiées.



Stéphane qui ne pense pas beaucoup à la taille moyenne de nos captures, entame les hostilités avec une petite truite de 35 cm. 



Cette journée semble différer de la veille. Autant nous avons pris les truites d'hier dés le premier passage du leurre sur une zone prometteuse, autant aujourd'hui, il faut vraiment insister sur le poste  avant de prendre le poisson. Un passage, puis deux, puis trois ... puis dix et enfin poisson.



Les captures s’enchaînent bien et la taille moyenne reste impressionnante.




Alors que nous nous préparons à notre pause repas, je devine un gobage à une centaine de mètres de nous. Quelques March Brown virevoltent au-dessus de l'eau, mais selon moi, pas assez pour mettre en activité les truites.
Nous continuons à scruter la surface de l'eau. Puis nouveau gobage !
Cette fois c'est sûr,  un poisson est attablé sur les March Brown. 

Ni une, ni deux, je cours chercher ma canne à mouche dans la voiture. Pendant mon absence Stéph a déjà attaqué le repas et par peur de n'avoir que des miettes à manger (il faut être méfiant avec les jurassiens...), j'engloutis hâtivement mon casse-croûte.

Canne montée ; March Brown n° 14 au bout du bas de ligne ; Je file me positionner à côté du gobage ; Je lance.

La mouche dérive parfaitement et la truite, bonne fille, ne se fait pas prier pour monter crever la surface.
Elle est au bout et après un combat plutôt épique, elle finit par rejoindre l'épuisette. 
Faire un poisson en sèche à cette époque au mois de mars à toujours quelque chose de magique. La joie est immense.




L'après-midi est bien entamé, nous tentons notre chance sur un dernier poste. Dans la continuité de la journée, je parviens à capturer une belle truite après une quinzaine de passages. 



Après l'avoir remise à l'eau, Stéphane profite du temps où je refaisais mon bas de ligne pour ce poster à l'endroit même où je venais de faire ce dernier poisson.
Premier lancer et il m'annonce "Pendu !!!"
Une belle chandelle nous permet d'apprécier la taille de la dame. Stéph maîtrise le poisson et le dirige dans le filet de mon épuisette. "YESSSSSS !!!" 
C'est une toute belle de 53 cm qui viendra clôturer notre journée et notre week-end. 




Si la casse du gros poisson d'hier reste omniprésente dans mon esprit, On s'est tout de même offert une sacrée tranche de plaisir. 
Je serais bientôt de retour sur la rivière pour guidage mouche/leurre, en espérant le même taux de réussite.



A très bientôt,

Matthieu Pornon