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jeudi 8 mars 2018

Nouvelle-Zélande - Voyage au bout du rêve : dernière partie

Il m'aura fallu le temps mais voilà enfin la suite et la fin de notre périple.


Après les deux derniers jours ou nous avons renoué avec le succés, on se met à aborder sereinement la suite de l'aventure.
Alors pour attaquer dans les meilleures conditions, on commence par ça...


Un petit déjeuner "so british" ! La journée commence bien.
Si les Kiwis ne sont pas des experts en terme de cuisine, en matière de breakfast ils assurent !

Au programme, une longue route pour nous mener jusqu'à notre prochaine destination de pêche. On en profite pour faire quelques haltes touristiques.

Une première pour cette cascade. Cool !


Puis une deuxième pour un pique-nique les pieds dans l'eau d'un ruisseau.
La digestion opère et pour moi la sieste est nécessaire... Alex, lui qui n'a pas mangé 300gr de Cheddar fumé, est plus disposé à l'aventure. Il part canne en main voir ce que cache ce petit torrent.


Sitôt endormi, sitôt réveillé !
Le retour précipité de l'ami Alex ne laisse rien présager de réjouissant, pourtant le garçon à le sourire. 5 min plus tôt, il relâchait une truite de plus 60 cm !


La nouvelle me sort de ma torpeur. Nous repartons donc à deux prospecter ce ruisseau. Quelques centaines de mètres parcourus sur des profils pas très attractifs nous suffiront.

Et nous reprenons la route en direction de l'un des fiefs de la pêche à la grosse truite.


Nous arrivons à destination en fin d'après midi et faisons la connaissance d'un jeune pêcheur français, qui à peine descendu de l'avion venait de passé une première expérience de folie, avec deux très grosses truites capturées en sèche et en nymphe. On échange quelques infos et on se sépare en se souhaitant bonne chance.
On part donc bien renseigné sur cette nouvelle rivière.


Nous attaquons à proximité d'un pont et trouvons rapidement deux grosses truites. Nous en tenterons chacun une avec le même degré de réussite... un bon 0°... A notre décharge le comportement des poissons nous laisse penser à une forte pression de pêche sur ce spot. On tente donc notre chance un peu plus en amont.
Le milieu est escarpé et la progression difficile. Mais après quelques centaines de mètres de quasi-escalade on trouve une zone plus ouverte.

Selfie et aperçu du milieu
Il nous faudra un peu de temps avant de trouver et prendre la première truite.


Capturée dans des circonstances douteuses, ce poisson n'a absolument pas combattu et ce malgré sa taille avec plus de 70 cm. On apprendra par la suite dans un bureau du Fish & Game que certains poissons attrapent des coups de soleil et se retrouvent alors très affaiblis.

C'est ensuite à Alex d'attaquer une autre grosse truite mais un ferrage un peu trop appuyé ne nous permettra pas de voir la bête de plus près... sans commentaire.
Un deuxième poisson occupe le même poste et c'est à moi d’opérer. La chance me sourit, et après une bonne bagarre la grosse finit dans les filets.


74 cm pour ce deuxième poisson de plus de 70 cm, le tout en moins de deux heures... Que demande le peuple...
Et bien le peuple demande un peu de repos et d’organisation pour les deux jours qui vont suivre, car apparemment nous sommes au bon endroit pour ce qui est de la pêche à la grosses truites.

Approvisionnement fait, suivi d'une bonne nuit de sommeil et nous voilà déjà au petit matin à boucler les sacs à dos pour notre deuxième expédition en "backcountry" !
Au programme, deux jours de remontée sur une rivière mais cette fois-ci avec un vrai chemin balisé à proximité. Notre première expédition nous aura servi de leçon.


La rivière est de gabarit moyen et s'écoule dans une large vallée. Après 1h30 de marche vers l'amont nous attaquons la pêche. Il est encore un peu tôt et après avoir échoué sur nos deux premiers poissons, la journée prend une toute autre tournure.

C'est Alex qui ouvre le bal et je le suis sur le même poste à quelques minutes d’intervalle. Le début d'une matinée qui se transforme en un véritable carton.



Car en effet, nous remarquons la présence d'un insecte bien connu en Nouzelle-Zélande, la "Green Beatle" ! Traduisez "scarabée vert", mais en anglais ça fait plus chic...


Quoi qu'il en soit, la population de truites semble assez faible mais cette retombée de scarabées met tous les poissons dehors.
Une aubaine dont on profitera bien.




Malheureusement pour nous, ce moment magique s'achève lorsqu'un vent violant se lève.
Il devient difficile de répérer les poissons, difficile de lancer, difficile de pêcher... Autant de raisons qui me poussent à la marche rapide, espérant trouver plus en amont un secteur abrité du vent.
Je profite du paysage et certains très beaux points de vue sur la rivière.


Les seules habitantes de la vallée ! 
Alex, lui remonte la rivière en prospection rapide. Il prendra quelques poissons, dont une fois encore un poisson affaiblit par les coups de soleil.

Sacrée gueule !
On se rejoint en fin de journée pour dresser le campement au beau de milieu de ... nul part !
Avec plus de 20 km de marche depuis la voiture, la fatigue de la journée, toutes ces grosses truites capturées en sèche... s'endormir dans ce décor de rêve laisse une sensation unique, indescriptible.


Branle-bas de combat ! Nous espérons profiter de la même matinée que la veille avant que le vent ne s'installe. Le jour se lève a peine que nous sommes déjà réveillés et motivés, et ce malgré le comité d’accueil qui a investi notre tente durant la nuit !


Une nuée de Sandflies ! Les fameux moucherons vampires. Je ne m'étendrais pas sur le sujet mais sachez que la menace est à prendre très au sérieux lors d'un voyage en Nouvelle-Zélande.

Nouvelle Journée, nouveau profil. La rivière est désormais plus étroite et nous traversons une petit secteur de gorges.


La journée aurait pu commencer de la meilleure des façons. Après quelques minutes de progression, je loupe au ferrage un très gros poisson, sans doute plus de 80 cm, sous l’œil stupéfait d'Alex.
Ce monstre traînait dans une retourne et gobait de temps à autre. Après avoir engloutit ma sèche, elle se décrocha sans un coup de tête, après une demi seconde de contact.
Et de une !
Après 15 minutes d'attente sur le poste, des fois que, je me décide à exploiter le petit pool juste en aval. Puis, vision de rêve...


Une truite d'un bon 80 cm également est installé au milieu du pool dans un mètre d'eau.
Premier passage, elle engloutit ma nymphe. cette fois tous ce passe bien au ferrage et je suis bien positionné pour le combat. Mais en peu de temps ma ligne se détend... décroché...
Merde ! et de deux.

Nous aurons relativement peu décroché de poissons durant le séjour, aidé par l'utilisation d'hameçons de grosses tailles (10, 12, 14), mais il a fallut que je loupe les deux plus gros poissons en moins de 20 min. Drôle de tour que m'a joué le destin, je ne m'en suis pas encore vraiment remis.

C'est à Alex de décrocher un poisson, puis peu avant 9h, alors que la luminosité commence à être correcte, le vent se lève déjà.
Nous tenterons encore un coup de pêche, sans grand succès, avant de faire la marche retour.
On s'accordera une soirée de repos bien mérité dans une petite ville voisine. Bar, resto, le top !

Le lendemain, nous décidons de pêcher la même rivière qu'il y a trois jours (la ou nous avons fait le doublé de plus 70 cm). Il est cette fois 8h et le vent est déjà bien installé. Sans trop y croire, nous nous décidons à prospecter, Alex vers l'amont et moi vers l'aval.


Après un long passage à vide, j’aperçois enfin une forme intéressante au milieu d'un plat. C'est à nouveau une grosse truite que je prendrais en nymphe.


Environ 75 cm. Malgré sa taille, elle n'aura pas livré un grand combat.

Le vent forcit, ce qui nous oblige à interrompre notre session de pêche pour une durée indéterminée.
Nous reprenons la route en direction d'un autre secteur que l'on nous a indiqué.  Il ne nous reste que 4 jours avant notre vol retour et nous espérons trouver des conditions plus propices sur ces nouvelles rivières.


Après 40 km de chemin non goudronné, nous arrivons à destination. A la sortie de la voiture, c'est une nouvelle déception. Ici aussi, il y a du vent à décorner les bœufs.

Chemise au vent
C'est le milieu de l'après-midi et nous décidons de rester sur place, priant pour que le vent retombe.
Après plusieurs parties de dames, faut bien s'occuper, on pose le campement une fois de plus sur un site exceptionnel.


Le vent cesse dans la nuit. Nous nous réveillons optimistes pour cette journée, surtout que nous devons pêcher en plein décor du Seigneur des Anneaux.


15 min de marche, 8h du matin, c'est la douche froide... ou plutôt un grand bol d'air frais, car le vent souffle déjà, mettant un terme prématuré à notre journée de pêche.
On reprend la route pour trouver des conditions plus clémentes. Mais le vent est présent de partout, la recherche d'un potentiel spot de pêche se transforme en visite touristique.
D'abord la plage.


Puis la magnifique région du lac Tekapo.



On finira la journée sans avoir posé une mouche sur l'eau, mais on en aura tout de même pris plein les yeux.

Nous sommes maintenant  à la veille du départ.  Au matin, le vent se lève mais à moindre proportion que les derniers jours. Alors que nous abandonnions tous espoirs de pêche avant notre départ, nous arrivons un par hasard a bord d'un lac.


Le site est splendide mais nous n'aurons pas le temps de profiter du paysage. "Hé regardes, une truite !"
La première d'une belle série.

Alex à la manœuvre 

En sèche et en nymphe à vue, les coups de ligne sont improbables et nous amènent à pratiquer en wading au milieu d'arbres morts.  Génial !




Les poissons ne sont pas très gros, mais en revanche ils sont extrêmement combatifs. Je subirai d'ailleurs ma seule casse du séjour sur une truite d'une soixantaine de centimètres.
Nous prendrons encore une salve de poissons à l'estuaire d'une rivière.




Nous quitterons le lac en fin d'après midi et prenons la route de l'aéroport. Nous passerons notre dernière nuit au bord de l'eau, pour ne pas trop changer.
Au petit matin, nous sommes réveillés par la pluie. Ce sera le seul jour de mauvais temps durant notre périple, il fut le bienvenue pour ne pas trop regretter le départ.


Ainsi s'achève notre trip au bout du monde. Ce n'était donc pas un rêve mais bien un vrai beau voyage de pêche. Il y aura eu de bons moments, d'autre moins, des réussites, des échecs, des doutes, des certitudes... des poissons de dingue, des milieux naturels magnifiques... Tant de choses qui nous laisseront des souvenirs pour des années encore. A moins que nous y retournions rapidement. Qui sait ?


Malgré ces belles images en tête, les 33 heures de voyage retour sont un calvaire. Hormis une petite sieste à l'aéroport de Canton en Chine, je n'ai quasiment pas dormi et avec le décalage horaire les deux jours suivants ne seront pas facile à vivre.
Les aléas du voyage, anecdotique à coté de tous ces souvenirs que nous garderons à vie! On peut dire que ça valait le coup !

A très bientôt,
Matthieu Pornon


dimanche 21 janvier 2018

Nouvelle-Zélande - Voyage au bout du rêve : Deuxième partie

L'aventure continue !


Cela fait maintenant 6 jours que nous sommes arrivés en Nouvelle-Zélande. c'est fou comme le temps passe vite lorsqu'on ne fait que pêcher, surtout dans des décors de rêve.
Après nos "exploits" des trois jours derniers, la pression est bien redescendue. Notre prochaine destination de pêche étant encore loin, on en profite pour se détendre un peu au bord de magnifiques lacs.


Également au programme de la journée, nous souhaitons pêcher une rivière facile d’accès et qui se trouve sur notre route. C'est une très belle rivière d'un gabarit imposant mais dont la population de truites est réputée très faible.


On aura bien vu quelques truites lors de différents arrêts mais lorsqu'on attaque "pour de vrai" la pêche sur cette rivière on se heurte à la dure réalité : "Y a rien lad ' dans !"


Les spots étaient pourtant magnifiques mais bon... On reprend la route en milieu d'après-midi pour notre prochaine destination.

Opération Back-Country...
C'est donc en fin de journée que nous arrivons sur la cote ouest. Le paysage est délirant. Se succède, la plage, le bush et les montagnes, le tout en une poignée de kilomètres.
En bons apprentis du back-country, nous avions étudié à minima le terrain et sorti une carte suffisamment précise pour voir le chemin sensé longer la rivière. J'ai bien dit sensé... car après avoir zoné en voiture sur les différentes routes d'accès, nous n'avons pas trouvé le départ du chemin...
Un doute de plus quant aux infos glanées avant le départ.


Bref, au bout d'une longue piste en gravier nous garons la voiture et préparons les affaires pour le grand départ...


Matériel de camping, l'essentiel pour les repas et quelques vêtements... On voyage léger, avec des sacs d'une quinzaine de kilos tout de même.


Petites photos d'avant départ et c'est partit vers l'inconnue...


Nous avançons d'un pas décidé et nous nous enfonçons dans le bush. Après une heure de marche facile, on se heurte à la première difficulté. Le bush est si dense qu'il nous est impossible de continuer notre route. La seule option étant de traverser la rivière, mais la nuit tombe et nous préférons poser le campement à flanc de rivière. Alex profitera du coup du soir pour prendre une petite truite de 35 cm. et oui ça existe en NZ !


Réveil à l'aube, une longue marche nous attend.
Au bord de la rivière la prospection est difficile et nous mettrons un long moment avant d'apercevoir les premières truites.
C'est à l'entrée de la montagne que nous commençons réellement à pêcher.
Premier coup de ligne, Alex à la manœuvre sur une rôdeuse et déjà un premier beau poisson.


Nous arrivons ensuite sur un barrage naturel ou plusieurs truites sont en maraude.


Je ne serai pas très efficace alors qu'Alex tient un bon rythme de pêche et aligne deux autres poissons.



Je débloque enfin le compteur après un combat épique au milieu des rochers.


La rivière prend des allures de torrent, Ce qui complique encore un peu plus la prospection.  De plus, nous ne voyons absolument aucun poisson.


Après une heure de "saute cailloux" un site splendide s'ouvre à nous. Un flat ! La rivière s'élargit et s'assagit offrant de long plat ou la pêche comme la prospection sont plus faciles.


Malgré tout, la population de truites reste assez faible. Nous observerons quelques petits groupes de 2 ou 3 truites particulièrement méfiantes, dont certaines ne nous laisseront même pas la chance de les attaquer. Mais parfois la conjoncture est bonne et c'est dans l'épuisette que les truites terminent leur course.



Plus nous avançons, moins les poissons sont nombreux.
Nous trouverons encore quelques truites en activité, cependant nous ne parviendrons pas à les faire mordre malgré des présentations de qualité.
Plus étonnant encore, certaines ne se donneront même pas la peine de prendre la fuite lorsque nous sortions de nos cachettes. Un comportement bien difficile à comprendre.


Au détour de la rivière, je fais une découverte qui nous rassure un peu... le fameux chemin !


La nouvelle tombe à pique car nous sommes déjà à plusieurs dizaines de kilomètres de la voiture et nous commencions sérieusement à appréhender la marche de retour dans les conditions que nous avons rencontrées jusque là. Le problème, c'est que ce fameux chemin se termine...


En cul de sac.
Il y a une sensation particulière qui opère dans ces conditions. Être pris entre deux feux. La soif de découverte qui poussent à avancer dans cet environnement fabuleux et la crainte de la blessure car il semble aisé de se casser un cheville dans ce milieu accidenté.
Après réflexion, nous choisissons de poursuivre. Le bush est dense et la marche laborieuse. Alors que la rivière se resserre en une gorge, en pleine escalade à flanc de falaise, on se résout la mort dans l'âme, à faire demi-tour.

Tentant de se convaincre que nous avons fait le bon choix, on dresse notre campement au milieu de nul part.


Le lendemain, c'est marche rapide sur le chemin trouvé la veille. On fera de petites haltes pêche plutôt prolifiques. D'abord pour moi.


Puis pour Alex à quelques km de la voiture avec une truite splendide qui vient conclure notre première opération Back-country.


Une dernière traversée de rivière.


Nous reprenons la route en direction du nord. La côte ouest est vraiment magnifique avec une nature intacte. Nous serions volontiers restés plus longtemps mais nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir si nous voulons tenir notre objectif et faire le tour de l'île du sud en 20 jours.


Nous roulerons tout l'après midi pour nous rapprocher au plus de la destination suivante. Le début d'une longue errance.
Le lendemain matin nous arrivons sur ce qui est considéré comme l'un des fiefs de la pêche à la mouche en NZ. Et bien c'est une belle déception car la rivière principale est un vaste torrent dont le fond est tapissé d'algues (Une algue invasive appelé didymo) ce qui ne donne pas vraiment envie de pêcher. On se rabat donc sur les affluents et la encore c'est une déception. Le printemps sec fait que ce qui est sensé être une rivière n'est qu'un ruisseau avec de l'eau teintée qui plus est.
On tournera toute la journée sans trouver de rivière intéressante.


Nous arrivons donc le soir sur notre destination suivante. C'est aussi une vallée très réputée mais si la rivière est plus belle que ce que nous avons vu jusque là, le cadre nous séduit peu. On s'improvise un coup du soir. Quelques truites aperçues et une capture... petite journée.


Heureusement, on se remonte le moral avec de la haute gastronomie !


On passera une bonne partie de la matinée à prospecter ce spot sans voir la moindre truite. Une rivière pourtant belle.


Sur le coup des midis, nous voilà sur un pont plus en aval. Plusieurs poissons sont attablés en surface sur une retombée de petits éphémères rouges.


On profite de cette opportunité pour pêcher un peu. En une heure nous ferons 4 truites de plus de 50 cm sur de beaux coups de ligne de bordure.



Malgré ce résultat plus qu'encourageant, nous ne resterons pas sur ce spot. La proximité immédiate avec la route, les plantations de résineux et les coupes à blanc qui vont avec, le fond de rivière légèrement tapissé... Beaucoup de facteurs qui nous pousserons à partir.

Nous sommes dimanche mais nous tentons tout de même de nous rendre à la ville la plus proche pour y trouver des renseignements. Le magasin de pêche étant fermé on se dirige à l'office du tourisme pour en ressortir 5 minutes plus tard avec des renseignements peu pertinents.

Cette seconde journée d'errance s'achève sur un coup du soir pour le moins merdique.

Les renseignements douteux de la veille nous conduisent à Nelson pour y trouver le bureau du Fish & Game. Sauf que l'adresse est erronée et nous voilà rendus à l'office du tourisme de la ville. Les cités néo zélandaises ne sont pas des merveilles d'architectures, mais merci pour la visite !
On repartira malgré tout avec la bonne adresse.

La cote nord à Nelson
Au Fish & Game, l’accueil est chaleureux et nous aurons tout les renseignements nécessaires pour organiser notre fin de séjour.

On reprend la route empli d'espoir. La première rivière sur laquelle nous nous arrêtons manque cruellement d'eau.


On the Road Again !
Étape touristique dans le Pélorus Sound qui est un immense Fjord chaud. Un contraste mer et montagne vraiment sympa.


On en profite également pour se remplir l'estomac avec un délicieux Fish and Chips et de très bonnes bières locales.


Nous arrivons enfin à destination. La rivière est un vaste torrent, l'eau est gris-bleu ce qui laisse Alex perplexe.


Quant à moi, je le sens plutôt bien. On se sépare pour couvrir plus de terrain. 
Un poste retient mon attention. Après l'avoir passé sans rien voir je choisis de traverser pour l'aborder de l'autre coté. Une masse claire m'attire le regard. En m’approchant, je constate qu'il s'agit bien d'une truite, une grosse qui plus est.
A la dérive de ma nymphe, la masse décolle du fond. Je ferre un peu au hasard, mais suis soulagé lorsque ma canne se plie. Le ferrage ne fait pas bouger le poisson qui met un moment à réagir. Le poste est dégagé et le combat se passe sans problème. C'est du lourd, du très lourd... 74 cm à la mesure. Yes !



Je continue la journée avec deux autres poissons, des petites de 55 !


Je rejoins ensuite Alex qui de son coté n'aura pas eu la même chance que moi. On décide de remonter vers l'amont ou la rivière est plus petite et la visibilité meilleure. Le problème, c'est que c'est une zone spéciale back-country qui nécessite une extension gratuite de notre licence de pêche. Nous quittons donc la rivière pour rejoindre une petite ville pour y passer la nuit.

En attendant l'ouverture du "visitor centre", nous faisons un petit déjeuner au bord d'un lac peuplé de cygnes noirs, de canards, de truites et d'un nombre impressionnant d'anguilles géantes.



Mise en abîme !
Les cartes "back-country" en poche on retourne sur les postes de la veille.


La densité de population est à nouveau très faible. La première truite sera cassée. La seconde apathique, finira par faire un gros refus sur un streamer. La troisième nous faussera compagnie durant l’approche. Et puis c'est tout, sur une dizaine de kilomètres parcourus. La pression de pêche parait élevée sur le secteur et nous rencontrons pour la première fois d'autres pêcheurs. La rivière est pourtant difficile à pêcher à cause du courant.


On se paiera le luxe de se faire charger dans l'arrière d'un pick-up, ce qui nous éviteras la marche retour. 
En fin d'après-midi, on attaquera un autre spot plus en aval. Nous trouverons encore des poissons apathiques dont une que je parviendrais à faire mordre au steamer.


Ces deux derniers jours seront salutaires. Un résultat contrasté mais une rivière et une vallée vraiment magnifique, parfait en accord avec ce que nous sommes venus chercher en NZ.
On sera passé à coté de quelques jours de pêche en parcourant une quantité impressionnante de kilomètres. En pêchant avec un peu plus d'assiduité sur les parcours que nous avons croisés, nous aurions sans aucun doute pris plus de poissons, mais c'est principalement l’environnement qui nous a poussé à partir,
donc sans regret.


Le séjour continue avec encore quelques déconvenues, mais aussi avec une avalanche de gros poissons qui sera comme l'apothéose de notre périple. A suivre...

A très bientôt,
Matthieu Pornon