mardi 3 septembre 2013

Vacances insulaires

Trois clichés illustrant mes sorties de pêche durant une semaine de vacances dans le sud.

Photo 1 :
Coup du soir et coup du matin sur l’île de la Barthelasse pour retrouver l'un de mes poissons préférés, le black-bass. Trois prises le soir et trois le lendemain matin. Pas mal, mais malheureusement la taille moyenne était bien faible. Seul un gros bass attaqua mon leurre, mais il se décrocha lors du combat.


Photo 2 :
Cette fois ci, c'est la méditerranée qui m'ouvre ses bras. Le lendemain de mon arrivée sur l'île de Porquerolles, le vent de force 8 (environ 70 Km/h) s’abat sur les côtes. Le genre de conditions rendant la farniente désagréable mais la pêche productive. Au petit matin, direction "Notre Dame", s'en doute l'une des plus belles plages de France, qui, lorsque qu'elle est balayée par les vagues, devient un merveilleux spot à Loups (bars). En deux heures, je capture  trois loups, dont deux dépassant les 60 cm. Mon appareil photo est en panne sèche de batterie, je ne rapporte aucun clichés de ces farouches combattants que sont les gros loups.
L'après midi, je récupère un appareil photo et me lance sur un autre secteur pour 30 minutes de pêche (timing serré pour cause de concours de pétanque). Un laps de temps suffisant pour me permettre de capturer un autre poisson de 55 cm environ.


Photos 3 :
Le lendemain, le vent faiblit à force 6, et malgré mon acharnement les loups sont introuvables. Et puis au bout de plusieurs heures de pêche, une touche. un combat nerveux. C'est un gros Sar qui vient crever la surface.
La pêche du loups tel que je la pratique, sur les plages exposé au vent et au courant, s’apparente à celle de la truite en grande rivière. Les leurres utilisés sont sensiblement les mêmes, Pointer 78 SP, Yo Zuri minnow, Jackson Artist, seul les combats sont sans équivoques vis-à-vis de nos chers poissons d'eau douce. Un gros loup est rapide, puissant et endurant, ce qui en fait un poisson de sport fabuleux.

A très bientôt,
Matthieu Pornon



mercredi 21 août 2013

on l'a pas volé !

Tout commence par un départ précipité de Besançon, si bien que nous en avons laissé  une batterie sur le trottoir, lorsque mon ami Alexandre chargeait ses affaires dans ma voiture. Nous nous en rendons compte à quelques kilomètres de notre première destination, le lac Léman. Tant pis, ma batterie nous suffira.

Nous attaquons une zone du "Grand lac" que nous n'avons jamais pêché. La pêche est très difficile sur le Léman depuis le printemps et nous tenons à vérifier si la totalité du Lac est sur "OFF".
Nous naviguons les yeux sur le sondeur afin de trouver des zones pouvant abriter des brochets. Cassures, pentes douces, herbiers jusqu’à 13 m de profondeur ... tout y est pour accueillir du poisson.
Malheureusement, nous ne trouverons que peu de boules de poissons fourrage mais surtout aucun brochets. Alex prendra tout de même un poisson de 70 cm environ, entre deux eaux. Une capture un peu inattendue.

Il est 17h30 quand nous mettons fin à la session Léman. Nous avons découvert une zone pleine de promesse, ou nous reviendrons prochainement. Cap sur Annecy pour le coup du soir.

Nous sommes partis pour une heure de pêche, le temps pour moi de capturer deux brochets.



Le lendemain nous débutons la journée sur un plateau. Rapidement les poissons répondent à l'appel sur mon skeleton 14 cm mais les touches sont inferrables. Alex qui enchaîne aussi les touches capture un premier brochet. Nous prendrons une quantité impressionnante de tapes, sans pouvoir les ferrer. Les marques laissées sur nos leurres souples nous laissent penser à de petits brochets dépassant guère la taille de nos leurres. 
Durant l'après-midi, le ciel se couvre, et la fréquence des touches s'étale. Nous ferons régulièrement des captures modestes. Soudain, je sens mon Shad GT 18 cm se faire engloutir. Un ferrage puissant et un violant coup de gueule du poisson ont rompu la tresse en moins d'une seconde. Ce devait être un gros brochet, mais de là à casser la tresse... je remonte ma ligne et un peu plus tard, une nouvelle touche. Le poisson à l'air gros et il est bien au bout et puis, nouvelle casse après deux secondes de bagarre. Une tresse presque neuve m'ayant permis de mettre sec mon dernier record. Je suis atterré.
Je décide par sécurité, d'enlever 30 m de tresse avant de remonter ma ligne. Touche et ... inutile de vous décrire la suite, j'ai juste dévidé mon moulinet pour mettre la tresse à la poubelle.



Après une nuit de sommeil, les mésaventures de la veille sont oubliées. Le temps a changé, il pleut et le vent se lève. Alex prendra rapidement des brochets de petites tailles. Quant à moi pas une touche.



Il y a beaucoup moins de tapes que la veille, mais les poissons actifs semblent plus gros car nos ferrages sont à chaque fois dans le dur. La journée passe et nous ferons quelques brochets corrects.



L'Après midi, les touches se font rares, la pluie ne s'arrête pas de tomber et le vent souffle de plus en plus fort.
Un orage arrive. Concentré, nous continuons à pêcher jusqu'à la capture d'un brochet de 92 cm.
Enfin un beau poisson, on l'a pas volé celui-là.



Le temps se dégrade et la foudre tombe à quelques centaines de mètres du lac. Nous nous abritons une heure, puis l'orage partit, nous reprenons la pêche. Une dernière capture ne suffit à nous motiver à affronter la pluie et le vent, et nous sommes frigorifiés. Il est temps de se sécher et de reprendre la route.



A très bientôt,

Matthieu Pornon

Les têtes en l'air

Durant cet été, la pêche fut particulièrement prolifique, que ce soit en nymphe à vue, mais surtout en sèche.
Des truites de belles tailles ont simplement passé l'été la tête en l'air, pour le plus grand plaisir des pêcheurs.
Ci-dessous, quelques captures de ce mois d’août.




Les gobages interviennent toutes la journée, avec des pics d'activités en fin de matinée (11h) puis en fin d’après-midi (17h). Durant ces heures, les truites se cantonnent sur les bordures ombragées en se nourrissant de façon opportuniste. Le choix de la mouche importe peu, mais la taille de l'imitation sera réduite et la dérive impeccable pour ne pas éveiller les soupçons de la truite.



Pour finir, un film d'une capture en direct lors d'une partie de pêche avec mon frère.






A très bientôt,
Matthieu Pornon


vendredi 9 août 2013

Ca-Loue-fornia

Rémi, un ami guide, me rend visite en compagnie d'Eric pour un guidage sur la Loue.
Eric est un français parti s'installer en Californie il y a une dizaine d'année. c'est là bas qu'il apprit la pêche à la mouche. La pêche qu'il pratique en Californie n'a rien à voir avec celle que l'on pratique ici, mais il a déjà un très bon niveau ce qui lui permettra facilement de se faire aux contraintes de la nymphe à vue.
Nous commençons la journée par une séance bas de ligne. Puis viennent le lancer et enfin les posers spécifiques.



Eric comprend très bien les subtilités de la nymphe à vue et s'y exercera toute la journée. Rémi quant à lui pratiquera en sèche.
L'eau est malheureusement bien trouble, contraignant fortement la pêche, ce qui n'empêchera pas Eric de capturer un premier poisson.



D'autre  truites prendront le chemin de l'épuisette tout au long de journée. Rémi est de la partie, avec une capture en sèche.



La journée passa très vite, et nous regagnons un dernier secteur pour le coup du soir.
Quelque poissons s'activent en bordure. Rémi, toujours en sèche attaque une truite. La présentation est bonne, le gobage ne se fit pas attendre, mais la truite se décrocha pendant le combat. Suivante, qui se faufilera dans un herbier pour en ressortir de l'autre coté. La casse fut inévitable. Rémi est démoralisé, mais une très belle truite rode non loin de nous, lui faisant oublier ses mésaventures. Il présente un petit spent. Instantanément la truite se jette sur l’imitation. Rémi maîtrise le combat à merveille et met au sec sec belle truite de 42 cm.



Eric de son coté, continu la nymphe à vue. mais le soleil déclinant et l'eau légèrement piquée, mettent à mal ses efforts.

La nuit arrive à grands pas, sans mettre en activité les truites. Eric parvient à capturer un dernier poissons en sèche. Une truite de 40 cm, pour conclure cette journée sur la Loue.




A très bientôt,
Matthieu Pornon

mardi 23 juillet 2013

Annecy : La découverte et la rencontre d’un géant

« Découvrir un nouveau parcours, c’est s’ouvrir  un nouvel espace de liberté pour une pêche sans aprioris mais comblées d’espérances. »

C’est dans cet état d’esprit que mon frère Thomas et moi nous lançons à la conquête du lac d’Annecy. Nous n’avions jusqu’alors jamais pêché sur ce lac, l’occasion parfaite pour perfectionner notre méthode de prospection et aussi tester les nouveautés Delalande de cette année.

Il y a du pain sur la planche
Le rendez-vous est donné à la mise à l’eau le vendredi soir. Une arrivé bien tardive à cause de la circulation très dense en cette veille d’étape de tour de France. Malheureusement, un orage violant se déclencha, nous interdisant le coup du soir. Nous croiserons Vincent et Arnaud Jacob, deux très bons pêcheurs bourguignons, qui terminaient leur session ce soir. Pas avare en conseils, ils nous donnent de nombreuses infos et nous préviennent d’une pêche délicate.



Samedi matin, nous partons au lever du jour et naviguons en attendant que le sondeur nous donne des indices qui nous permettrons de débuter la pêche. Nous attaquons sur une pente douce, disposée entre deux cassures très franche et pêchons entre 3 et 9 mètre de profondeur. Je pêche avec un skeleton 14 cm chartreuse, et mon frère au cranckbait. Les touches ne se font pas attendre, mais sont difficile à ferrer. Un petit brochet pour moi, une belle perche pour mon frère et 4 à 5 touches en plus, nous laisse penser à une bonne journée.



Nous prospectons d’autre secteur, toujours de la même façon. J’utilise toujours le Skeleton chartreuse véritable aimant à brochet, et mon frère alterne les formes et les couleurs (Shad GT, Sandra…). Nous ferons des touches régulièrement mais relativement peu de captures. Les brochets sont particulièrement combatifs à Annecy et ne se pique que sur l’hameçon chance de nos leurres souples, ce qui entraine beaucoup de décroches.

Entrecoupée de pauses baignades vitales par cette chaleur, la journée passa très vite. La perte brochets de 70-80cm durant les combats ont affecté notre moral. Au coup du soir, Thomas décide de pêcher gros et je finis par remplacer mon skeleton par un Sandra 23 cm, orange fluo dos noir. Après trois lancers, je prends une énorme touche sous le bateau. Après de violant coup de tête, je ne ressens plus que le poids du leurre. Je pense à un autre décrochage. Mais non, mon empile en 70Ø fluoro-carbone est sectionnée. Ce devait être un brochet énorme, car jamais auparavant je ne m’étais fait secouer de la sorte. Puis c’est à mon frère de perdre un gros brochet au bout deux secondes de contact. Nous pêcherons encore une demi-heure sans touches, puis je suis de nouveau attelé, un joli brochet, j’espère ne pas le perdre et d’un coup plus rien.

Un coup du soir déroutant, nous aurions pu faire un véritable festival, mais les dieux de la pêche en ont décidé autrement. Ce qui est tout de même bénéfique, c’est que nous avons trouvé un secteur à gros brochets. Nous y reviendrons demain soir.



Dimanche, nous regagnons à l’aube notre secteur de la veille, mais rien au sondeur et aucunes touches. La matinée est alors bien avancée et mon skeleton ne semble plus décider à faire bouger les brochets. Changements de leurres, mon frère et moi passons sur « Le leurre » à grands lacs, Shad GT 18 cm, Ayu pour moi, chartreuse dos rouge pour mon frère. Montés sur une tête pro de 20 grammes, nos leurres planent le long d’une pente douce. Le résultat à la clef, je rentre un premier brochet et en décroche un autre. Mon frère décroche deux poissons dont un au bateau. Décidément, nous sommes maudits.



Thomas plus concentré que jamais ferre à nouveau, le poisson monte facilement, et crève la surface par un énorme coup de gueule. C’est joli ! Nous n’avons pas vu le leurre dans sa bouche, nous oublions le scénario décroche mais nous craignons la coupe. Finalement, le brochet regagna le bateau.  92 cm, enfin de la réussite.

Un poisson magnifique, bravo frangin

Nous ferons quelques modestes captures durant l’après-midi, en conservant les mêmes leurres.
Le soir arrive, nous profitons d’une petite collation pour vérifier nos montages avant de retourner sur notre spot à gros brochet. Mon frère a ce sens de l’eau qui fait les grands pêcheurs. Il a l’intuition que nous allons vivre un moment d’exceptionnel, et m’indique, très sûr de lui, ou commencer la dérive.
Je m’exécute. Il n’est pas très tard et il fait encore bien jour, je renonce donc à utiliser mon énorme Sandra 23 cm de la veille. Après une dizaine de lancers, je prends une touche lointaine. Pendu !!!  
  Mon frère me demande si c’est un gros, mais le poisson se laisse amener facilement. Tout à coup, accélération vers la surface, chandelle ! Incroyable, c’est un monstre ! J’envisage 1,30m, la pression monte. Pas le temps de se remettre de nos émotions car le géant se montre peu coopératif, et enchaine des rushs puissants. Je suis contraint de desserrer mon frein tant j’ai peur de le perdre. Mon frère range le bateau, car je fais des va-et-vient entre l’arrière et l’avant et risque de me blesser avec les leurres posés sur la moquette. Le combat s’éternise, Je serre le frein, tire, et nouveau rush. A la limite de la rupture, le poisson part en oblique sous le bateau et emporte 20 mètres de tresse.
Jamais, je n’ai combattu si longtemps un brochet. Et c’est au bout de 10 minutes environs, que cet énorme bec regagna l’épuisette. Le mettre ruban plaqué au sol, du bout du bec à la caudale, 126 cm !!! Mon record à 122cm battu, je hurle de joie.



Je raccompagne le géant chez lui, dans l’eau turquoise du lac d’Annecy, en lui souhaitant encore une longue vie.


Shad GT 18 cm Ayu et sa tête pro 20 gr, piquante et robuste

Ensuite, nous continuons la pêche encore un moment, le temps pour mon frère de faire un dernier brochet.
Nous reviendrons prochainement sur ce site exceptionnel, avec nous l’espérons une belle surprise à la clef. 

A très bientôt,

Matthieu Pornon

jeudi 18 juillet 2013

Deux pêcheurs, un objectif

Vincent, mon ami guide de pêche à la mouche en Lozère me rend visite pour quatre jours de pêche intensive. Nous avons préalablement défini un objectif pour ce séjour, capturer au moins une truite de plus de 50 cm.


Premier jour :
Nous sommes en première semaine de juillet, et malgré des niveaux encore élevés pour la saison, la pêche devient difficile. Nous parvenons à trouver des poissons, mais très peu sont actifs. 

Après avoir écumé un premier poste sans prendre le moindre poisson, Vincent ouvre le bal avec une truite de 40 cm. Pour ma part, je décroche une truite de 45 cm qui gobait prés d'une bordure.


remise à l'eau éclaboussante

Le temps vire à l'orage, mais par chance, nous passons à coté. Le ciel est désormais couvert, ce qui favorise les éclosions et par conséquent l'activité alimentaire des poissons.

Nous débutons sur un autre secteur pour le coup du soir, beaucoup de truites sont sorties mais elles se nourrissent de façon aléatoire, tantôt sur le fond, tantôt en surface.  Il n'est jamais évident d'attaquer des poissons qui adoptent ce comportement. Vincent se colle à la tâche, quand à moi je vais à la recherche d'autres poissons un peu plus en amont.

49 ! à un cm de notre objectif
J'observe un gobage sous un saule, qui me parait être celui d'un beau poisson. Je parviens à lui présenter un petit sub-imago beige. Gobage, ferrage, loupage ... et m****!!! Je file raconter mon exploit à Vincent et retourne sur le poste quelques minutes plus tard. Le poisson est de nouveau attablé. Je lance de nouveau en espérant ne pas louper ma deuxième chance. Cet fois ci c'est bon, une belle truite de 49 cm, gagne le fond de l'épuisette. 


Les rayons du soleil s'amenuisent, et la rivière s’anime de nombreux gobages.
Nous ferons peu de captures, mais décrochons chacun une belle truite, notamment Vincent qui décrocha une truite de 50 cm, que nous avons vu engloutir sa mouche.

Deuxième jour :
Après une journée assez difficile, mais plutôt encourageante, nous prenons la direction de Goumois, sous une pluie battante. Nous choisissons un secteur ou la vallée Doubs Franco-Suisse est ouverte, pour que la visibilité soit meilleure que dans un secteur encaissé.

Un aperçu de la météo
C'est à nouveau à Vincent d'ouvrir le score, une truite de plus de 40 cm prise en Nymphe à vue. Nous voyons beaucoup de poissons, mais très difficile à pêcher. La faible luminosité jouant en notre défaveur.

La pluie se met à battre fort, et nous sommes contraint de quitter le Doubs.

Sur la route, la pluie s'estompe et nous décidons de rejoindre notre secteur de la veille pour le coup du soir. Malheureusement l'eau a montée et s'est troublée. Bien que moins actives que le soir dernier, les truites sont bien présentent. Nous ferons quelques captures de taille modeste.

Troisième jour :
En surveillant les débits sur internet, nous voyons que la rivière est montée d'un bon coup. Nous nous engageons donc sur la haute vallée de la Loue, sur des secteurs restant pêchant lorsque l'eau est haute.


L'eau est opaque, mais nous attaquerons des poissons toutes la journée en enchaînant les captures. Nous ferons aussi deux gros ombres, pour illuminer cette journée qui ne s'annonçait pas sous les meilleurs hospices.
Vincent en compagnie d'un gros pépère



Quatrième jour :

En discutant jeudi soir autour d'un plateau de sushis, nous nous rendons à l'évidence. Il sera dur d'atteindre notre objectif de la semaine sur des rivières presque en crue.

Nous utilisons notre joker, le coup de fil à un ami, et nous partons au matin en direction de la Cote d'Or, pour pêcher une petite rivière oubliée, riche en gros poissons.



Dès le début de la partie, Vincent est en pleine forme. Il enquille deux belles truites de 45 cm. Quant à moi, une Arc en Ciel et une fario.




La suite sera plus compliquée. Un peu trop confiant, nous pêcherons d'autres beaux poissons, sans parvenir à les capturer. 


Durant ces quatre jours, nous avons réalisé une belle session de pêche, avec de nombreuses prises. Nous n'arriverons pas notre objectif, dommage! Mais il tombera pour moi quelques jours après le départ de Vincent, avec 52 cm. 


A très bientôt,
Matthieu Pornon






lundi 1 juillet 2013

Un début prometteur

Célia, ma cliente du jour, souhaitait depuis déjà plusieurs années se lancer dans la pêche à la mouche. Ne trouvant ni les personnes pour lui enseigner ni le temps (pas facile lorsque l'on est cuisinière), je lui proposa mes services. 

Nous partons pour une journée sur la Loue, afin de lui apprendre les rudiments de la pêche à la mouche et pourquoi pas, capturer un poisson.

Il fut facile pour Célia, dont la motivation est sans limites, d'apprendre à lancer sur de la pelouse durant toute la matinée. Une étape peu réjouissante, mais néanmoins nécessaire pour maîtriser le lancer si particulier de la pêche à la mouche.


Après le repas du midi, nous rejoignons la rivière, pour l'étape suivante, la pêche. Tout en lui expliquant comment aborder un poste, nous remarquons quelques éphémères en vol et en soulevant des pierres nous trouvons des larves d'éphémères, de trichoptères (sedges), ainsi que des gammares. Ces invertébrés que nous souhaitons imiter avec nos mouches et autant d'indices qui nous permettent de choisir la bonne imitation avant d'attaquer la pêche.


Célia reprend ses marques les deux pieds dans l'eau. Car il est bien différent de pratiquer les pieds au sec, qu'avec de l'eau jusqu'aux cuisses. Cependant, elle se débrouille comme une chef, et un gobage ne tarda pas à arriver. N'ayant que très rarement pêché dans sa vie, le réflexe de ferrer ne s'effectua pas, et ce malgré mes indications. Dommage, ça sera bon pour le suivant.

Nous changeons de secteur pour regagner une zone très productive depuis ce début d'année. Malheureusement, les poissons ne semblent pas être en activité. Un autre gobage de truite interviendra. Le ferrage bien exécuté, mais encore un peu tardif, ne pu permettre la capture de ce poisson tant désiré.


Le soir arrive et nous rejoignons un dernier secteur dans l'espoir d'y voir de beaux gobages. Une fois encore, c'est le calme plat, mais nous voyons beaucoup de poissons se nourrissant sous la surface.
Célia me demande alors s'il est possible de les capturer, c'est alors que débute un nouveau cours sur la nymphe à vue.

Nouveau matériel, Célia ne se démonte pas et me surprit réellement lorsqu'elle lança en déroulant un bas de ligne de 7 m de long sans grandes difficultés. Elle se prit très vite au jeu, et me demanda d'attaquer un bel ombre qui était un peu éloigné. Je m’exécuta, et après le ferrage lui donna la canne pour le combat. Elle maîtrisa avec succès ce charmant poisson, et le libéra après une brève séance photo. C'est ainsi que se termina la journée.




A très bientôt,
Matthieu Pornon