jeudi 16 avril 2015

Immersion en Grande rivière

Comme l'an passé, j'ai le plaisir d'accueillir Paul pour un stage "Grandes Rivières" (voir Dans le grand bain !  ). Cette offre de début de saison se caractérise par la possibilité de capturer à la mouche et/ou au leurre des truites aux mensurations de rêve !
La difficulté des coups de ligne, la puissance des combats dans le courant et la beauté des sites de pêche en font une offre unique, ou l'humilité est souvent récompensée par la capture d'une belle truite.

Toutes les infos sur cette offre sur : matthieu-fishing.fr/peche-en-riviere : Grandes rivières


Deuxième semaine d'avril , nous sommes à la décrue ! 


Les rivières sont encore gonflées et l'eau encore légèrement trouble. Avec une température d'eau très faible, les chances de voir des éclosions sont faibles. C'est donc le leurre qui sera privilégié durant le stage. Paul maîtrise déjà très bien la pêche au lancer et c'est avec enthousiasme qu'il entame le séjour, désireux d'en apprendre plus sur la pêche de la truite au leurre.

La première journée débute par une longue matinée sans prendre la moindre touche. C'est finalement après un bon repas (c'est agréable de manger sans avoir les mains qui sentent le poisson) que les choses sérieuses commencent. A partir de 14H les touches vont s’enchaîner. Malheureusement pour Paul, les poissons semblent très agressifs mais peut enclin à se nourrir. En résulte beaucoup de touches loupées et de décroches. 


En fin d'après midi, Paul débloque le compteur avec une truite de presque 40 cm.
Pour finir la journée, nous abordons un poste magnifique, un grand courant avec de nombreux amortis.
Très vite, Paul se fait arracher la canne des mains ! Le contact ne dure que quelques secondes et la truite se décroche en saluant d'un joli saut. Elle faisait plus de 50 cm, dommage !

Ayant toujours une canne supplémentaire pour faire gagner du temps à mon client sur les changements de leurres, je décide de faire quelques passages derrière lui. Premier lancer, mon leurre est stoppé net, s'en suit un départ vers l'aval a une vitesse folle. Le combat est musclé, j'en profite pour donner à Paul toutes les combines pour maîtriser un gros poisson.


Tout fini pour le mieux et nous posons tout les deux avec cette splendide truite de 57 cm. Je laisse le soin à Paul de la relâcher.


La nuit tombe, Paul  retente un poste sur lequel il avait décroché un truite de plus de 45 cm, en vain !

Nous nous arrêtons là. Une bonne première journée, peu de poissons mais de l'action !


Pour les deux prochains jours, nous changeons de rivière dans l'espoir d'y trouver plus d'insectes afin de pouvoir tenter un poisson à la mouche.


Paul attaque au leurre. La malchance ne le quitte pas car dès le premier poste il décroche une très belle truite.
Nous voyons des truites qui commencent à se placer sur les gravières, bien que très peu actives c'est bon signe pour le reste de la journée.
Le manque d'activité alimentaire des poissons se manifeste par des suivis jusqu'au waders et des frappes dans les leurres bouches fermées. Pour prendre des truites dans ces conditions,  il faut diversifier les animations et se tenir prêt à ferrer à tous moments.


Après bon nombre de suivis et de décroches, Paul réussit à prendre une belle truite.
Les gros éphémères commencent à sortir et je trouve rapidement un poisson actif en surface. C'est l'occasion ou jamais de faire prendre à Paul une grosse zébrée à la mouche. Mais le temps d'aller chercher la canne, la rivière a légèrement monté suite à un petit lâcher de barrage. Le gobage a disparu, c'est quand même vraiment pas de chance.

La suite de la journée ne sera pas terrible ! Une longue errance à la recherche d'un hypothétique gobage. Les truites ont disparu des gravières et la pêche au leurre ne donne rien, hormis quelques timides suivis !
Sans cette montée d'eau la journée aurait sans doute été tout autre. Les espoirs portent maintenant sur le lendemain.


C'est le dernier jour, la motivation est à son comble. 
Ça démarre fort, dès le premier poste prometteur Paul capture cette truite de 44 cm après un combat rapidement mené.



Après la remise à l'eau, Paul se remet en action bien décidé de ne pas en rester là. Une poignée de minutes plus tard, il est attelé à un poisson qui semble sérieux. Il met en pratique les conseils que je lui ai donné lors du combat face à la truite de 57 cm.
Canne basse, il maintient la pression et descend la rivière afin de combattre la truite depuis l'aval. Je le rejoins pour mettre cette farouche combattante dans l'épuisette.


Yes !!! 49 cm ! Bravo à toi Paul, tu l'a bien méritée !

Mention spéciale au leurre dur Duel Jerkbait 90 sp, qui ce matin s'est montré particulièrement efficace.

 Bien lancés, nous en ferons une dernière de 43 cm pour boucler cette très belle matinée de pêche. 

Skeleton 8 cm pepper tea, toujours aussi redoutable !

Avec 100% de réussite ce matin, l'après midi débute sous les meilleurs auspices. 
En une demi heure, nous perdons un poisson et enregistrons un suivi. La donne change. Les insectes ne sortent pas. A partir de 14h la rivière commence à baisser significativement. Décidément !
Comme la veille l'activité retombe. Nous exploiterons toutes les possibilités qui s'offraient à nous sans le moindre succés. Seul un poisson de 60 cm est venu nous redonner un peu d'adrénaline en suivant un leurre de très près. 

C'est la fin d'un séjour riche en émotions et en enseignements. L'offre "Grandes rivières" aura tenu ses promesses.

A très bientôt,
Matthieu Pornon

lundi 6 avril 2015

Déluge de printemps !

Nous sommes à la fin du mois de mars.
Je quitte la Loue le vendredi,  pour rejoindre le Sud-Jura et mon ami Stéphane qui fête ses 45 ans ce week-end. Au programme, un peu de bringue mais surtout un gros week-end pêche entre amis avec Alex, Stéph et mon frère Thomas.

Une dernière avant de prendre la route pour le Jura


Samedi (l'avant déluge) :
Nous attaquons sur la Bienne. Les débits comme les conditions météo sont parfaites et les signaux sont au vert pour les éclosions de March-Brown qui se font bien attendre en ce début de saison 2015.
A l'aube, les truites furent assez actives sur les leurres mais l'activité retomba au fil des heures.

En début d'après midi les éclosions battent leur plein, une bonne quantité de baétidés ( des Rhodanis dans le jargon ) investissent la surface de l'eau.



Malheureusement toujours pas de grosses éphémères pour mettre les truites en activité. En résulte quelques gobages sporadiques et une distribution aléatoire des poissons. Il fallait être vraiment au bon endroit pour trouver une belle truite qui gobe, et la faire monter sur sa mouche.



La pluie commence à tomber en fin de journée. Une eau salvatrice qui commençait à se faire attendre sur la plupart des cours d'eau Franc-Comtois.
C'est le début d'une averse qui durera quasiment 24h sans interruption et qui couplée à la fonte des neiges donnera la crue la plus rapide que j'ai eu l'occasion d'observer.

Dimanche (durant le déluge) :
Alors que toutes les rivières du bassin de la Bienne sont déjà impraticables, j’entraîne mes amis sur la rivière d'Ain car avec les années de pratique de la pêche en Franche-Comté, je sais que cette rivière met plus de temps à monter que la Bienne. Nous avons devant nous seulement quelques heures de pêche avant que l’Ain soit impraticable, il n'y à pas de temps à perdre !

Après un bref casse-croûte, nous nous élançons sur la rivière. L'eau est déjà haute et surtout très teintée. Très vite, les premiers poissons arrivent pour moi. Dans les eaux troubles, je privilégie les coloris les plus sombres. Dans le cas présent, c'est un Skeleton Delalande 8 cm coloris noir qui fait le travail, avec deux truites de 40 et 43 cm prises coup sur coup.




Un peu plus tard après avoir décroché 2 truites, je rejoins mes compères. "Tu as loupé quelque chose !"
En effet, en une demi heure, Thomas et Alex touchent 7 poissons avec seulement 3 mises au sec, mais pour une fois la plus belle des truites ne s'est pas décrochée.



La suite de la journée est un peu plus compliquée. Les touches s'espacent et le peu de truites qui attaquent nos leurres se décrochent. Nous en resterons là.
Nous rentrons plutôt satisfait. Si nous étions restés sur la Bienne, nous n'aurions pas pu pêcher alors que nous avons touché près d'une 15aines de poissons.

L'après déluge : 
Avec ce qu'il est tombé, la totalité du réseau hydrographique Franc-Comtois est impraticable.

La Loue, le 2 avril 2015
La semaine suivante est caractérisée par une météo exécrable, du vent et encore de la pluie. Les précipitations maintiennent les rivières très hautes, interdisant la pêche pour le reste de la semaine.
C'est bien dommage, car malgré des rivières en crue, les éphémères continuent à éclore sur la plupart des rivières.

Les montagnes russes !

Il a fallut ruser et pêcher des petits cours d'eau pour prendre quelques truites.
Samedi : Une petite sortie sous la pluie avec Christian saluée d'une toute belle de presque 40 cm prise à la godille.



Dimanche : La belle surprise sur une petite résurgence peu connue du grand public avec une splendide truite de 50 cm prise à la mouche sèche.


Le retour du beau temps et la baisse rapide
des niveaux des rivières laissent présager de très bonnes conditions de pêche pour ces prochains jours, mais comme souvent à la pêche, rien n'est gagné d'avance.

A très bientôt,
Matthieu Pornon

vendredi 27 mars 2015

Ouverture 2015 : Tout en douceur



Une saison qui débute bien étrangement. Le stock de neige sur le massif jurassien à fortement fondu les semaines précédent l'ouverture. Les débits instables et une température extrêmement basse ont fortement réduit les chances de faire de belles pêches pour cette ouverture 2015.

Une petite rivière du haut-Jura
Une belle truite bien jaune


Lilian mon premier client mouche, malheureusement trop peu d'activité pour espérer une belle truite
Puis le beau temps et la baisse régulière du niveau des rivières a laissé de bonnes opportunités de pêche aux leurres (y compris irrésistible cuillère vaironnée, n'est ce pas Christian ;-).




Une toute belle de l'ami Christian

Avec une eau qui s'éclaircie, les résultats au leurre s’effondrent considérablement, tout ces derniers jours.
C'est donc la pêche à la mouche qui prends le relais ! De grosses heptagénidés commencent à sortir mettant les truites en activité. Ce n'est que le début, mais c'est prometteur pour les ces prochains jours.
Aile avancée beige n°14, incontournable !
Ma première belle truite de l'année à la mouche sèche
La saison continue avec de belles sorties de prévue.
Encore un peu de patience pour le catalogue "Les mouches du guide", quelques problèmes se posent concernant la mise en page et la mise en ligne. Vous serez tenu informé dès qu'il sera en ligne.

A très bientôt,
Matthieu Pornon

mercredi 11 mars 2015

Ouverture truite : Armement des leurres

Nous y sommes ! Les dernières semaines de fermeture sont en général très mouvementées. C'est le moment de contrôler le matériel, de remplir les boites à leurre et de faire les achats nécessaires pour bien débuter la saison. 




Reçue il y a quelques jours, une sélection de leurre Duel (Delalande) pour aller traquer les grosses truites ce début de saison.






Ces leurres japonnais haut de gamme sont dotés de finitions exceptionnelles et pourvus d'hameçons aussi piquants que solides. C'est justement ce sujet que je vais approfondir.




Leurres durs :

On ne rappellera jamais assez, la première étape pour l'armement d'un leurre à truite consiste à écraser les ardillons !
Afin de minimiser les risques de blessures du poisson, vous pouvez opter pour des hameçons simples sans ardillon. Il est impératif d'orienter la pointe de l'hameçon  vers le haut pour limiter les risques d'accrochage au font de la rivière.


Les décrochages lors des combats sont moins nombreux qu'avec des triples, mais le nombre de touches loupées et les ferrages dans le vide sont augmentés. 
Le compromis idéal selon moi, est de remplacer l'hameçon triple de l'arrière par un  hameçon simple. Ainsi, le ratio touches/captures reste élevé et les risques de blessures occasionnées aux poissons réduites, car le plus souvent c'est l'hameçon arrière qui pose le plus de problèmes.


Leurres Souples :

Pour armer vos leurres souples, plusieurs options sont également possibles, avec chacune leurs avantages et leurs inconvénients.



Montage "classique" sur tête plombée hameçon simple

Ce n'est pas la version que j'utilise le plus, mais j'ai toujours dans ma boite quelques leurres souples non-montés et une bonne diversité de micro têtes plombées Delalande.

Avantages : 
- Facile et rapide à monter, vous pourrez monter vos leurres au bord de l'eau et ainsi jouer plus facilement avec le grammage de la tête  plombée.
- Risque de blessures du poisson très faible
Inconvénients :
- pas très efficace lorsque les truites ne sont pas actives. Il sera quasi impossible de ferrer des touches d'agressivité.
- Si votre leurre s'accroche sur le fond c'est bien souvent pour de bon !

utilisation : Sur un spot très particulier où vous aurez besoin d'un lestage adapté. Également un montage redoutable pour pêcher à la volée sur des gravières dégagées.


Montage avec triple voleur sur tête plombée sans hameçon simple

Avantages :
- Taux de captures très élevés. La truite se ferre d'elle même la plupart du temps.
- Si l'hameçon triple s'accroche fréquemment sur le fond, il suffit d'un coup de scion pour le décrocher et continuer à pêcher.
- Risque de blessures du poisson modéré (a condition d'écraser les ardillons)
Inconvénients :
- la réalisation du montage prend un temps important (10 min/leurre). Il convient de faire ses montages à l'avance. (exemple ci dessous)

Utilisation : Le montage reste polyvalent. Une polyvalence que vous augmenterez en diversifiant les lestages et les tailles des leurres.

Réaliser un Montage avec triple voleur sur tête plombée sans hameçon simple

 Le matériel necessaire :
- Un leurre souple ( Skeleton 8 cm Pepper tea dans le cas présent)
- Une tête plombée dont l'hameçon simple a été coupé avant la courbe.
- Tresse acier fine
- Des flot-stops
- Un hameçon triple dont l'écartement entre deux branches sera légèrement plus large que votre leurre





1 ) Couper une section de tresse acier puis la passer dans l’œillet de l'hameçon
 2 ) Placer le flot-stop sur la tresse acier. Pour cela il faut passer les deux extrémités de tresse acier dans la boucle et les plier. Ensuite, faites remonter le flot stop sur les 4 brins de tresses acier.
 3) Faites glisser le flot-stop sur la tresse afin de faire sortir les deux extrémités.













4 ) Régler votre longueur d'empile avant de faire votre nœud.


 5) Faites un nœud simple et couper l’excédent de tresse, votre empile est terminée.



 6 ) A l'aide d'une aiguille à crochet, passez votre empile au travers du leurre et faites la ressortir au niveau de la tête.

7 )Passer ensuite la boucle autour de l’œillet de la tête plombée et venez serrer le flot stop contre.

Votre leurre est maintenant prêt pour pêcher, à vous de jouer pour prendre des truites !

Je propose dès le mois de mars, des stages de pêche de la truite au leurre en grandes rivières. L'occasion de découvrir cette technique sur les meilleurs parcours du genre, en Franche-Comté. Sensations fortes et grosses truites seront au rendez-vous !
Plus d'infos sur : www.matthieu-fishing.fr/peche-en-riviere

Je vous souhaite une très belle ouverture,
A très bientôt,
Matthieu Pornon