dimanche 5 juillet 2015

Une super journée !

Après une journée de repos bien méritée après la mission Annecy, je retrouve à nouveau mon client et ami Paul pour une journée de pêche à la mouche.


Nous pêcherons l'un rare secteur de la Loue que je ne connais pas bien et aujourd'hui j'accompagne Paul avec ma canne afin de pouvoir lui montrer ma façon de procéder lorsque j'aborde un poisson : Positionnement, lancer, présentation, ferrage et combat jusqu'à la mise à l'épuisette ! 

Nous abordons un premier secteur. Le niveau d'eau élevé et une eau à peine teintée nous complique la tâche, car beaucoup de secteur sont impraticables à cause du courant. Après quelques centaines de mètres de prospection nous trouvons un secteur prometteur. Quelques mouches commencent à voler et les premiers gobages ne se font pas attendre. 

Paul attaque une première truite qui ne semble pas très disposée à venir gober sa mouche. Je tente le coup en nymphe et elle finit par céder à une tête vernie noire n°18.

42 cm pour ce premier poisson
Pendant ce temps les gobages se sont intensifiés et le spot sur lequel nous nous trouvons s'est transformé en un véritable paradis. Sur 50 m de bordure, il y a une dizaine de truites actives en surface. Pas de temps à perdre Paul s'élance sur ce poste magnifique !


Je reste à ses cotés pour le guider pas à pas vers sa première capture. C'est une truite de bien 45 cm qui gobe à une fréquence élevée dans 20 cm d'eau. Gobages de fin de matinée, on s'oriente donc sur spent CDC pour le choix de la mouches. Le courant emporte la soie et fait draguer la mouche. Il va falloir la jouer précise pour faire monter ce poisson sans l’effrayer.

A la deuxième tentative la mouche de Paul se pose à trentaine de centimètres du poisson. Espérons que la mouche lui plaise... Bingo ! La mouche disparaît et Paul exécute un bon ferrage !
La truite prend le large. N'ayant jamais tenu pareille bestiole au bout de sa canne à mouche, Paul fait ce qu'il peut. Malheureusement pour lui, la belle casse la pointe du bas de ligne alors qu'il essayait de ralentir sa course. Dommage !

Ensuite c'est une truite plus modeste qui viendra prendre deux fois mouche sans se piquer malgré des ferrages corrects. 
La série noire continue pour Paul. Le scénario de la casse se reproduit sur une autre grosse truite de de 45 cm. Il y a bien une erreur lors du combat, mais c'est tout de même pas de chance. 
Un grand bravo, c'est déjà très bien d'avoir fait monter ces belles truites avec à chaque fois une présentation parfaite.

Afin de montrer à Paul les erreurs à ne pas commettre durant le combat j'attaque à mon tour une belle truite. Le spent est avalé mais le combat n'est pas très intense et très vite cette toute belle vient prendre la pose sur l'épuisette. 

45 cm toute mouchetée !
Avec 5 poissons attaqués sur 10 m de linéaire, c'est ce qu'on appelle un bon spot ! 
Paul s'exerce à la nymphe à vue sur un bel ombre qu'il ne parviendra pas à prendre et me rejoint alors que j'allais attaquer une truite en maraude. J'opte pour la sèche même si je n'ai pas vu le poisson gober. Au premier poser la truite vient voir la mouche, s'éloigne et reviens à nouveau pour l'engloutir ! Yes ! 
Le combat est musclé, ce qui me permet de détailler à Paul toutes les étapes du combat. Après s'être bien donné la belle se rend. 47 cm, ça le fait !


Il est presque 15h et nous rentrons à la voiture la faim au ventre. 

Une bonne collation et c'est reparti !
Nous attaquons sur un secteur plus en amont. Pas mal de poissons sont attablés mais la majeure partie se tient très proche de la bordure d'en face "le fameux syndrome" !

Paul s'attaque à un gobage en milieu de rivière et réussit à faire monter le poisson à deux reprises ... mais sans le piquer. La poisse !
Pendant ce temps, je repère le dos d'une belle truite dans un contre-courant de l'autre côté de la rivière. Le coup de ligne est difficile. Un poser parachute avec une sèche à plus de 20 mètres, ça reste une prouesse !
Dans un premier temps, je lance désaxé par rapport au poisson afin de tester ma longueur de soie. Cela permet d'être très précis dès la première présentation.
Je sors encore deux mètres de soie du moulin et commence à lancer. Shoot final en hauteur, ma soie s'étend dans les airs et commence sa descente en entraînant le bas de ligne. La mouche se pose parfaitement à l'endroit souhaitez, la pointe bien détendue. 
Le gobage intervient rapidement et c'est une bonne baston qui débute. Chandelles, rushs... Après m'avoir fait bien des misères la belle rejoint l'épuisette.
44 cm en peine forme !
L'activité retombe d'un cran, Mais Paul ne lâche rien ! 
Il profite de ces derniers gobages pour débloquer le compteur.
D'abord une toute petite.
Pure souche ! l'avenir de la rivière;
Puis une autre plus jolie qui gobait en bordure. 

Le soleil disparaît et nous changeons de secteur pour le coup du soir.
Quelques poissons sont attablés, mais dans l'ensemble ce n'est pas folichon !


Paul fera deux ombres avec un gros sedge CDC pour bien finir la journée. 


Une session comme on les aime, de l'action et des beaux poissons !
Tout au long de la journée, nous avons su nous adapter pour déjouer la méfiance des belles truites de la Loue. Paul n'est pas passé loin d'arriver à l'un de ses objectifs, capturer une truite de plus de 40 cm à la mouche. Son tour viendra !

A très bientôt,
Matthieu Pornon

mardi 23 juin 2015

Mission Annecy

Retour d'une longue session guidage sur le lac d'Annecy avec des résultats corrects mais à la hauteur de mes attentes.

Round 1 : Repérage
Une dizaine de jours avant l'arrivée de mes clients, je me rends sur le lac avec mon frère. Les objectifs sont divers. Tout d'abord vérifier si la mise à l'eau n'a pas changée de place (on ne sait jamais). Ensuite, déterminer les zones les plus propices. Et pour finir, se faire plaisir !

En deux jours, le bilan est contrasté. Nous avons pu repérer quelques zones ou des concentrations de brochets étaient présentes. Malheureusement l'activité des poissons était réduite. La température de l'eau, 16 °C, est encore un peu faible pour la saison, cela explique en partie ce peu d'activité.

Nous parviendrons tout de même à prendre une série de brochets de tailles variées.

95 cm, le plus beau broc du week-end
Une belle perche pour le frangin !
 Round 2 : Jean-Marie (2 jours)
C'est parti pour le marathon de guidage carnassiers. Jean-Marie est l' un de mes clients que j'ai pu emmener sur le Léman l'an passé.
Nous débutons la partie de pêche plutôt confiant car en 10 jours, le lac à gagné 4°C.
La session débute pour le mieux, 5 minutes de pêche et Jean-Marie est attelé à un client très sérieux.


L'issue du combat nous est favorable, et un joli monstre regagne le bateau.
Content le garçon ! et il y à de quoi !
105 cm pour ce premier poisson
Alors que nous nous attendons à une session de pêche d’anthologie, la suite du séjour et beaucoup plus compliquée. Nous profiterons de courtes phases d'activité qui nous permettront de capturer quelques brochets modestes.

Round 3 : François
Troisième journée de guidage et changement de client. J'accueille François qui n'a jusqu'alors jamais pêcher le brochet en bateau. Nous commençons par une mise au point, notamment par l'apprentissage de la pêche en casting. 
Très bon élève, François est vite opérationnel ! 
Nous trouvons une zone ou les poissons sont actifs et François en profite pour faire ses premiers brochets au leurre.



La journée se passe bien et devient magique avec une action mémorable.
François est en plein combat. Je remarque des accoups sur la canne laissant pensé à un gros brochet.
Le poisson est maintenant en surface et nous comprenons à présent ce qui arrive. Le brochet de 70 cm que tient François se trouve pris en travers par un brochet monstrueux. Après avoir lâcher prise le gros brochet escorte jusqu'au bateau ce qui était son repas du jours. 
Mutilations !
Un aperçu de la mâchoire de la bête
Tout s'est passé très vite et il est dur d'estimer précisément la taille de la bête. Plus de 120 cm c'est sur, peut être même 130 cm. Mais malgré plusieurs tentatives sur le poste nous n'aurons pas l'occasion de le mesurer.

Round 4 : Bentz Family (2 jours)
Pour les deux derniers jours Claude et Éric me rejoignent bien décidés à capturer "un gros brochet tout vert". 
Malheureusement le vent s'invite et rend la pêche quasiment impossible durant le premier jou. Quelques poissons sont capturés mais leurs tailles restent bien loin du mètre (la maille pour Claude).


Le lendemain matin nous retournons sur un poste à gros. Après un long moment sans touche, Éric débloque le compteur à gros poissons avec ce 93 cm.
Très beau coup de ligne ! Bien joué !
La suite de la journée sera bien triste. Deux brochetons pris et de petites touches maintiendrons l'espoir de faire une poutre. 
Quant les touches sont rares, on se motive comme on peut ! Superbe truite de lac !
C'est sur cette journée difficile que s’achève cette session de guidage à Annecy. Après six jours de pêche compliquée, je suis épuisé. Ça valait le coup de se casser la tête car les résultats auraient pu être bien inférieurs.

Magique !
La saison continue en rivière, l'occasion de souffler un peu et de se ressourcer ! 
A très bientôt,
Matthieu Pornon

vendredi 12 juin 2015

Coup de Chaud

C'est toujours un plaisir de ranger les polaires au fond des placards et de ressortir les chemisettes ! Mais la semaine dernière, les chemisettes étaient de trop tant la chaleur était étouffante, 30°C à l'ombre !

Cette augmentation brutale de la température de l'air et de l'eau a fortement impacté la pêche. En quelques heures de repérage avant un guidage, je me rends compte du changement qui a opéré depuis la semaine dernière (voir article fly-training). Les éclosions ont quasiment disparues et par conséquent les gobages. 
Il y avait bien quelques poissons à faire en nymphe à vue, mais pour le guidage à venir ça va être compliqué.

Le guidage

J'ai rendez-vous avec Kévin pour une initiation à la pêche à la mouche.

Aussi motivé qu'il est possible de l'être, Kévin intègre facilement les bases du lancer mouche. Du coup, nous nous lançons rapidement à l’assaut de la rivière.


En fin de matinée, les chances de capturer un poisson sont encore bonnes. Sur un superbe coup de ligne à plus de 10 m, Kévin ferre son tout premier poisson à la mouche, un magnifique ombre de 44 cm.
Bravo à toi Kévin !
Le début d’après midi est consacré à la réalisation de nœuds et d'un bas de ligne. Nous ferons une tentative dans un secteur de gorges afin de se protéger de la chaleur. Hormis quelques truitelles il n'y a pas grand chose de sortis. 


C'est dans ce cadre splendide que ce termine la journée. Encore une initiation réussie avec un beau poisson à la clef.

L'invité surprise

Le lendemain, je retrouve mon ami Alexandre pour deux jours de pêche sur la Loue. Ce début de saison nous n'avons pas eu l'occasion de pêcher à la mouche ensemble. Bien que j'aurai préféré l’accueillir avec des conditions de pêche plus faciles, le garçon est motivé. Heureusement !

Je rejoins Alex en fin de matinée qui est déjà à l'oeuvre ... en plein parcours privé, fallait-il encore le savoir !
Après un bref passage sur un autre poste (public celui là) et un bon repas au restaurant les choses sérieuses peuvent commencer.

Une magnifique truite sauvage de 43 cm
Peu de poissons de sortie, il faut assurer lorsqu'une bonne occasion se présente. Nous attaquerons en nymphe à vue une bonne quantité de poissons (truites et ombres) avec un taux de réussite satisfaisant.



Mais cet après-midi c'est aussi l'occasion de tester la nouvelle canne d'Alex, une Greys streamflex 9 pieds soie 6.

Sous ses finitions sobres se cache une vraie petite bombe ! Cette canne est le compromis parfait entre la douceur d'action et la puissance, permettant de lancer très confortablement à plus de 20 mètres.

Alex en pleine baston, admirez la courbe !
Si l'on ajoute à cela une bonne réserve de puissance, c'est une canne idéale pour pêcher les grosses truites de Franche-Comté. Dernier atout, son prix. Environ 250 € pour une canne comme celle ci, le rapport qualité prix est imbattable ! 

Pour le deuxième jour, je rejoins Alex qui m’accueille avec un " Il y a des truites de partout !". "Tu m'étonnes !" Cette fois-ci il est en pleine réserve. Je m'interroge sur l'efficacité de ses lunettes de vue ... Le pauvre garçon, ça doit pas être facile tout les jours !

Il est encore très tôt lorsque nous attaquons la pêche. Les truites sont de sortie et maraudent à vive allure, en picorant ça et là une nymphe ou un insecte dérivant en surface. Il est très difficile d'anticiper les trajectoires et de trouver des fenêtres de lancer. Après une bonne heure de prospection, nous trouvons enfin un poisson en poste. C'est une très belle truite qui gobe au milieu de la rivière. La profondeur rend l'approche délicate, mais avec un peu de "Deep Wading"  le poisson est à porté de lancer.

Deux changements de mouches seront nécessaires avant de la faire monter. C'est finalement un Spent CDC (Une mouche incontournable de ma collection 2015 ) qui la décidera au troisième passage.

Le combat rapidement mené et la belle rejoint l'épuisette.
53 cm pour cette truite à la robe sublime. Une courte séance photo avant la remise à l'eau.

La matinée se poursuit. Nous galérons à trouver des poissons "prenables". Alex repère une truite qui descend la bordure et me prévient de son passage. Je pose ma nymphe (une tête vernis n°16) dans sa trajectoire et c'est pendu !

Le combat est musclé mais se termine dans l'épuisette ! Une farouche combattante de 50 cm, ça le fait grave !

Le reste de la journée ne sera qu'une longue errance. La chaleur et le vent rendent la pêche impossible et nous ne trouverons aucun poisson à attaquer. N'espérant pas grand chose du coup du soir, je rentre chez moi. Il faudra attendre les dernières minutes légales pour qu'Alex débloque le compteur avec une toute belle de plus de 40 cm, Il l'a bien mérité !

Des orages et une baisse des températures sont annoncés pour ces prochains jours, ce qui devrait donner une bouffée d'oxygène aux rivières et relancer la pêche. A suivre...


A très bientôt,
Matthieu Pornon


vendredi 29 mai 2015

Fly training

Je profite de quelques jours de travail à domicile pour m'organiser un petit programme d'entrainement mouche sur la Loue.
Trois sessions de 3-4h sur trois jours consécutifs pour attaquer le maximum de poissons possibles. Le but : se roder sur des présentations compliquées et se faire la main au combat sur des truites de belles tailles. Car en cette fin mai, la rivière est en ébullition et les grosses truites commencent à sortir de leurs caches. Il faudra être prêt lorsque le face-à-face se présentera !


Les conditions de pêche sont parfaites. Malgré la bise qui revient tous les jours, les éclosions d’éphémères battent leur plein et les gobages sont nombreux. 



Coté mouche, plusieurs espèces d'éphémères sont représentées avec comme couleurs dominantes, le beige et l'olive.

Une Aile Avancée Beige n°18 et sa copie au naturel !!!
L'aile en V olive n°16, redoutable !
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Si le vent n’empêche pas les poissons de se nourrir, il complique fortement la pêche. La  visibilité se trouve contrariée par les vaguelettes et la nymphe à vue est hasardeuse. J'ai du me fier à mon instinct pour la plupart des ferrages. Quand un doute se concrétise en capture, ça fait bien plaisir !


Une intruse de moins de 40 cm


Comme vous pouvez le constater la taille moyenne est élevée. A peine plus de 40 cm, c'est déjà pas mal sur la Loue. Pas de monstre cette fois-ci, mais avec pas loin d'une vingtaine de beaux poissons capturés, je me sens plus qu'en forme pour en découdre avec une toute grosse ! A suivre ...


Venez profiter de ces conditions exceptionnelles lors d'un stage de pêche à la mouche plus d'info sur :matthieu-fishing.fr/peche-en-riviere


A très bientôt,
Matthieu Pornon

jeudi 21 mai 2015

Petite session... Petit report

Après une première sortie encourageante nous décidons avec mon frère de retourner sur le Léman. Nous espérons trouver la même répartition dès poissons qu'il y a 10 jours.
Mais les passages au sondeur au dessus de la cassure
nous révèlent la disparations des bancs de poissons fourrages. Nous observons cependant quelques concentrations de poissons entre 3 et 5 m de profondeur. Ce sont en fait des perches rassemblées pour la reproduction.

Plutôt confiant  nous commençons à pêcher à cette profondeur. Les heures défilent et pas la moindre touche !
Nous tentons alors de diversifier les profondeurs de pêche en zigzagant sur la cassure. De temps à autre, nous croiserons quelques échos susceptible d'être des brochets, mais la plupart du temps l'écran reste vierge.


C'est finalement en milieu d'après midi qu'un joli bec rejoint le bateau. Soulagement à bord !

Un bec correct, 87 cm
Le vent se lève et les conditions de pêche deviennent extrêmement difficiles. On garde le moral en se motivant réciproquement : "Si on touche, c'est une poutre !!!"
La touche survient alors que nous abandonnions tout espoir. Mais après quelques secondes de combat c'est un brochet très modeste qui crève la surface.



Une dernière désillusion qui nous achève !
Encore quelques lancers pour ne rien regretter et nous reprenons la route sans même penser à un éventuel coup du soir.

A très bientôt,
Matthieu Pornon