mercredi 19 mars 2014

Un bon week-end

Cela fait plusieurs semaines, si ce n'est des mois, que mon ami Stéphane me taraude pour une session truite chez lui, dans le secteur de St Claude.



N'étant pas trop difficile à convaincre, j'arrive vendredi soir et autour d'une bonne bière (du Jura), nous décidons du programme de ce week-end. Nous sommes tous deux pêcheurs de truite mais avec chacun sa spécialité. Les petites rivières pour Stéph et les grandes pour moi.
Le programme sera donc mixte, samedi sur la basse Bienne et le dimanche sur un affluent en tête de bassin.

Samedi : Lingots d'or et série noire

Après un frugal petit déjeuner, nous prenons la direction d'un secteur peu connu. Quelques pêcheurs sont déjà à l'œuvre sur la rivière, mais a quelques centaines de mètres du parking, nous sommes les seuls sur l'eau. La rivière nous appartient !
Nous alternons les techniques, leurre souple, poisson nageur et cuillère. Une heure de pêche s'écoule avant que Stéph ne débloque le compteur.
Un joli combat ponctué de plusieurs chandelles et cette splendide truite de 53,5 cm rejoint l'épuisette.



Avec cette capture et quelques suivis de poissons sur nos leurres à chaque fois dans des courants violents, nous décidons de nous consacrer qu'aux secteurs de rapide au détriment des zones calmes restées jusqu'alors improductives. Et ça paye avec de beaux lingots tout dorés !






A 15h, après une pause casse-croûte bien méritée, nous reprenons la pêche sur un autre secteur, un radier interminable. Le ciel s'est couvert et le vent s'est levé.
Je touche un premier poisson entre 50 et 55 cm, malheureusement, elle se décroche juste devant l'épuisette. 3 ou 4 lancers plus tard, un autre poisson plus modeste (45 cm) se décroche également. Le doute m'envahit.
Puis je rejoins Stéphane qui peigne méticuleusement un trou profond en plein milieu du radier. Convaincu que s'il devait y avoir une grosse truite dans le secteur, elle serait dans ce trou.
Motivé par les prédictions de Stéphane, je prends le relais. Une dizaine de passages et mon leurre est bloqué net. Je pense d'abord à une pierre, mais une pierre qui donne des coups de tête, je n'ai encore jamais connu ça.
Tout laisse à penser qu'il s'agit d'une très grosse truite. J'exerce une pression modérée sur le poisson qui refuse de sortir des profondeurs et puis d'un coup, plus rien !

Une casse vraiment incompréhensible. Même si je pêche relativement fin (25Ø), la tension n'était pas si forte. De plus, je vérifie les premiers mètres de mon bas de ligne tous les 20 lancers environ et je l'avais changé lors de la pause repas. Mon fluoro a cédé à quelques centimètres du leurre tout au plus, peut-être a-t-il frotté sur un rocher, ou bien est-ce le nœud...
Je suis atterré car je réalise qu'une fois de plus, le Graal m’échappe de justesse.

Stéphane tente de me consoler en me disant qu'il est déjà flatteur d'avoir touché une grosse truite, j'ai beaucoup de peine à m'en convaincre.

L’après-midi continu avec 3 poissons décrochés pour seulement 2 capturés et avec cette phrase qui revient cycliquement : "Je suis dégoûté !"

Dur de sourire après avoir cassé un poisson record

Le soir, les magrets de canard et la bière jurassienne nommée "grande rivière" m'aide (un peu) à oublier l'échec de l'après-midi.
Avec une taille moyenne de captures supérieur à  45 cm, nous nous accordons à dire que nous avons passé une superbe journée de pêche à la truite. Du coup nous changeons notre programme. Nous retournerons donc sur la Bienne.

Dimanche : Jour de grâce 

Nous débutons la journée sur un secteur magnifique ou les profondeurs et les vitesses d'écoulement sont particulièrement diversifiées.



Stéphane qui ne pense pas beaucoup à la taille moyenne de nos captures, entame les hostilités avec une petite truite de 35 cm. 



Cette journée semble différer de la veille. Autant nous avons pris les truites d'hier dés le premier passage du leurre sur une zone prometteuse, autant aujourd'hui, il faut vraiment insister sur le poste  avant de prendre le poisson. Un passage, puis deux, puis trois ... puis dix et enfin poisson.



Les captures s’enchaînent bien et la taille moyenne reste impressionnante.




Alors que nous nous préparons à notre pause repas, je devine un gobage à une centaine de mètres de nous. Quelques March Brown virevoltent au-dessus de l'eau, mais selon moi, pas assez pour mettre en activité les truites.
Nous continuons à scruter la surface de l'eau. Puis nouveau gobage !
Cette fois c'est sûr,  un poisson est attablé sur les March Brown. 

Ni une, ni deux, je cours chercher ma canne à mouche dans la voiture. Pendant mon absence Stéph a déjà attaqué le repas et par peur de n'avoir que des miettes à manger (il faut être méfiant avec les jurassiens...), j'engloutis hâtivement mon casse-croûte.

Canne montée ; March Brown n° 14 au bout du bas de ligne ; Je file me positionner à côté du gobage ; Je lance.

La mouche dérive parfaitement et la truite, bonne fille, ne se fait pas prier pour monter crever la surface.
Elle est au bout et après un combat plutôt épique, elle finit par rejoindre l'épuisette. 
Faire un poisson en sèche à cette époque au mois de mars à toujours quelque chose de magique. La joie est immense.




L'après-midi est bien entamé, nous tentons notre chance sur un dernier poste. Dans la continuité de la journée, je parviens à capturer une belle truite après une quinzaine de passages. 



Après l'avoir remise à l'eau, Stéphane profite du temps où je refaisais mon bas de ligne pour ce poster à l'endroit même où je venais de faire ce dernier poisson.
Premier lancer et il m'annonce "Pendu !!!"
Une belle chandelle nous permet d'apprécier la taille de la dame. Stéph maîtrise le poisson et le dirige dans le filet de mon épuisette. "YESSSSSS !!!" 
C'est une toute belle de 53 cm qui viendra clôturer notre journée et notre week-end. 




Si la casse du gros poisson d'hier reste omniprésente dans mon esprit, On s'est tout de même offert une sacrée tranche de plaisir. 
Je serais bientôt de retour sur la rivière pour guidage mouche/leurre, en espérant le même taux de réussite.



A très bientôt,

Matthieu Pornon



jeudi 13 mars 2014

Ouverture : L'Ain et l'autre...

Samedi : Le jour J :
Il est à peine 7H, quand le feutre de ma chaussure de wading touche pour la première fois le fond de la rivière d'Ain. Un bonheur enivrant m'envahit "ENFIN ! Nous y sommes !"



L'ouverture est toujours une journée spéciale, car en plus des objectifs du week-end, on porte avec nous les espoirs de toute une saison de pêche. Heureusement, je suis accompagné de mon frère et de Rémi et Julien, mes amis siluristes et du coup l'ambiance est détendue.



La mauvaise nouvelle du jour nous vient de la station limnimètrique de Pont d'Ain. Après une baisse significative (50m3 / s), la rivière remonte à nouveau à son niveau d'avant la baisse, EDF l'ami des pêcheurs !!!

Avec 170 m3/s sur le bas du parcours, on peut dire que "ça tire !". Pour pouvoir pêcher la basse rivière d'Ain confortablement, un débit de 120 m3 /s est souhaitable. Cependant, passé cette limite les postes de bordures sont toujours accessibles et sont souvent productifs. Malheureusement, la baisse du débit a éloigné les poissons des bordures et avec un niveau si élevé, il n'est pas évident de pêcher le milieu de la rivière.





Quelques truites sont venues nous rendre visite, ainsi que des captures peu banales comme des barbeaux et un Ombre commun, tous pris par la bouche. L'honneur du groupe est sauf.
Pour ma part, ce fut une longue traversée du désert. 3 poissons loupés à la touche, une canne cassée et 4 leurres de perdus. Je ne peux pas dire que ce fut ma plus belle ouverture de ma vie.



 Dimanche : Un nouveau départ
Au matin, nous découvrons la rivière à la baisse. J'émets beaucoup de réserve quant à la stabilité du niveau pendant la journée mais pour se motiver, on se dit qu'aujourd'hui "il y aura de la grosse de sortie".



J'opte pour la théorie suivante : "Grande rivière ; Grand leurre ; grand poisson". Et après quelques heures de pêche sans la moindre touche, je prends une frappe dans mon leurre souple de 10 cm. Le combat s’enchaîne bien et très vite mon frère épuise une belle truite de 58 cm à la morphologie parfaite.






Soulagés, nous reprenons la pêche qui reste très difficile.



La journée continue et quelques truitelles seront séduites par nos leurres.






Puis dans l'après-midi, le téléphone sonne avec Julien et Rémi de l'autre côté :

Ju et Rémi :"Alors ça fait de la truite ?"
Thomas et moi : "Bof Bof ! et vous ça fait quoi ?"
Ju et Rémi : "Ça fait  60 cm ! "
Thomas et moi : -Silence- "Coooooool !!!".




De si beaux poissons le week-end de l'ouverture, cela fait vraiment plaisir. Une joie partagée avec des amis et toujours plus intense qu'en solitaire. Bref, une vraie belle journée sur "la grande rivière".




Lundi : Ne pas se laisser abattre ! 
Le réveil sonne, bien assez tôt à mon gout ! Contrôle du débit via le téléphone. 
La nouvelle tombe comme un coup de masse, l'eau monte !



Peu enclins à galérer une journée de plus, Rémi et moi qui avons fait la route ensemble, décidons de rejoindre une petite rivière peu connue mais au potentiel impressionnant.

Nous nous sommes plus promenés que nous avons pêché, mais nous sommes parvenus à capturer deux poissons plus qu’honorables. Une fario de 50 cm en nymphe à vue avec une tête orange faiblement lestée.




Et une arc en ciel de 55 cm, au poisson nageur. Admirez la qualité de ce poisson, ne se croit-on pas en Nouvelle Zélande ?



Pour conclure :
Des résultats mitigés dans l'ensemble, mais de très beaux poissons sont venuent saluer l’effort de pêche. La saison a donc bien commencée, dans la réussite et la bonne humeur.


A très bientôt,

Matthieu Pornon

mardi 4 mars 2014

Ouverture 2014 : Dans les Starting-Blocks

Passage forcé pour une ouverture réussie, la préparation joue un rôle essentiel dans le déroulement des premières sorties de l'année. Si pour la pêche à la mouche il y a encore un peu de marge de manœuvre, pour la pêche de la truite au leurre, Il faut être prêt dès l'ouverture.


Le mot d'ordre, ANTICIPATION !

Il est important de posséder une bonne quantité de leurres dans ces boites. La sélection doit être complémentaire, que ce soit pour les tailles, les profondeurs de nages, les couleurs...




La perte de leurres lors d'une journée de pêche à la truite est fréquente (1/jour en moyenne), C'est pourquoi une dizaine de leurres durs sont souvent nécessaires pour pêcher confortablement, désolé pour votre portefeuille.

Lucky Craft Flash Minnow 80 SP

Des références que j'affectionne tout particulièrement : Le flash minnow 80 SP de Lucky Craft et DContact 85 Smith. Des merveilles que vous pouvez retrouver dès à présent dans le magasin "Territoire Pêche" de Besançon (Valentin).




Concernant les leurres souples, jonglez sur les lestages et travaillez les armements (un point sur lequel  je reviendrai prochainement).




Baby Buster Delalande 7 cm, armé d'un hameçon triple unique, une valeur sûr...

Canne, moulinet, tresse, nylon... tous les éléments doivent être méticuleusement révisés afin qu'aucune mauvaise surprise n'arrive le jour J.

Ne vous reste plus qu'à graisser vos moulinets et à affûter vos hameçons.

Sur ce, je vous souhaite une excellente ouverture.

A très bientôt,

Matthieu Pornon

C'est reparti !!!

Bonjour à tous,

L'ouverture arrive à grands pas et avec elle l'espoir d'une saison riche en émotions, en partage et en poissons.

La Loue fin-Février, de belles promesses pour 2014


Quoi de nouveaux pour cette année :

 - Une nouvelle rubrique sur le blog : "Alors ! Ça Mord" ?
Qui retracera l'activité et les conditions de pêche du mois qui s'est écoulé, sur les parcours que je fréquente (prospection, guidages...).
Rendez-vous début avril pour le "Alors ! Ça mord ?" : # Mars

 - L'hiver n'est pas tout à fait terminé, ni la tâche que je dédie à cette saison, le montage de mouches...

Cette année, en plus de garnir mes boites je souhaite remplir les vôtres par la mise en vente de ma collection de mouches. Une collection sans fioritures, et des modèles conçus pour prendre du poisson (ce qui est suffisamment rare pour le préciser).


Des mouches que vous retrouverez fin-avril ; début Mai sur un Store Ebay.



Si toutefois vous avez besoin de grosses mouches pour ce début de saison comme cette March Brown, contactez-moi au  : 06 59 68 16 27

 - et enfin, toujours plus de présence sur l'eau et aux alentours, pour vous proposer les meilleurs destinations de pêche de l'Est de la France, ainsi que des hébergements et restaurants de qualité.

La Mauvaise Nouvelle :

Le Dessoubre, rivière mythique du Département du Doubs a payé un lourd tribut cet hiver. Des mortalités importantes ont eu lieu, déciment une partie de la population salmonicole de cette fabuleuse rivière.
Fermée à la pêche pour cette année 2014, j'espère qu'elle se remettra vite de ses blessures.

La Bonne Nouvelle : 

La basse Bienne, perle du Jura Sud ré-ouvre après deux ans de fermeture. La pêche ne sera possible qu'en No-kill intégrale sur l'ensemble de son parcours bas (à partir de Saint Claude jusqu'à la confluence avec l'Ain à Dortan). La population sera encore fragile, il convient donc de manipuler les poissons en redoublant de précautions (hameçons sans ardillons obligatoires et impératifs).


Deux bonne raison de pêcher sur ces rivières :
- Malgré la diminutions de leur cheptel, ces parcours restent des spots exceptionnels dotés de poissons sauvages de grosses tailles.

- A l'instar du Doubs Franco-Suisse et de la Loue qui se sont refait une santé depuis leurs épisodes de mortalités, il est primordiale de maintenir l'activité pêche sur ces cours d'eau, sans quoi ils sombreraient dans l'oubli.



Vous souhaitant une très belle saison de pêche 2014,

A très bientôt,
Matthieu Pornon














vendredi 3 janvier 2014

Pêche au sandre et test de saison

En ce début d'hiver, les sandres semblent être bien tatillons. Au point ou la capture d'un seul de ces curieux poissons transforme une journée calamiteuse en une "bonne session", tout est relatif.



D'abord basse et claire, l'eau de la Saône s'est transformée en un torrent de boue suite aux fortes précipitations de Noël. Bref, on est passé d'un coq fatigué à un âne boiteux, car les conditions de pêche restent désastreuses. Décidément, on n’est jamais content.

Dans ce contexte, difficile de tester un nouveau leurre. Mais le Mister D, une nouveauté 2014 Delalande mérite que je tente ma chance.

Caractéristiques :



A première vue, on peut remarquer des finitions très abouties. Ce leurre destiné à des pêches en milieux encombrés (texan) est doté de profonds rainurages, facilitant le positionnement et le basculement de l'hameçon texan lors du ferrage. Outre cet aspect, ce dispositif confère au Mister D une grande souplesse, qui facilite la prise en bouche par les carnassiers.



Son corps est caractérisé par une tête large et arrondie qui s'affine à l’extrême jusqu'à son paddle ovale. Ainsi, la mobilité du leurre est décuplée.

Chaque côté du leurre est ciselé, ce qui accentue l'aspect imitatif et, couplé aux rainurages sur le dessus et le dessous du corps, permet de stocker une grande quantité d'attractant.

Un leurre tex-sandre :

S'il est possible de pratiquer la pêche du sandre en texan, ça n'est pas le sujet de mon test.
Ce qui a retenu mon attention sur ce leurre, c'est principalement sa souplesse et sa mobilité.
Le sandre est un poisson particulièrement méfiant. Lorsqu'on le pêche en lancer-ramené, il est primordiale de présenter le leurre de façon détendu. Il est alors nécessaire de sous-lester le leurre pour ne pas effrayer un banc tout entier. Associé une tête plombée de 5 grammes, le Mister D 10,5 cm nage parfaitement, ce qui permet de prospecter efficacement de faibles profondeurs, là où les sandres se trouvent lorsque les rivières sont en crue.

Sa souplesse influe significativement sur sa nage, et répondra d'un rolling serré à la moindre sollicitation du scion. Un atout pour les pêches verticales avec des animations minimalistes.

Sa large tête ronde est équipée avec des yeux rouges vifs. Ainsi les sandres focaliseront leurs attaques sur la tête du leurre. Il n'est donc pas nécessaire d'ajouter un triple voleur sur le leurre. En définitive, moins d'accrochage sur le fond et une plus grande attractivité. Car plus on en rajoute, moins le leurre est efficace.



Sur l'eau :

Comme cité précédemment, les conditions de pêche ne sont pas au beau fixe. En alternant les leurres dont j'ai une parfaite confiance et le Mister D, je parviens à faire quelques captures. Tous sur ce derniers. 
Le nombre de touches trop faibles ne me permet pas d'en tirer des conclusions probantes. Mais tout de même, les premiers résultats sont prometteurs. 


Pas banale comme capture




Il faudra être patient avant de l'envoyer dans les herbiers et capturer des brochets avec le montage anti-herbes, j'espère seulement que le mois de janvier nous offrira quelques journées productives avec quelques beaux poissons à la clef.




Vous souhaitant une très belle année 2014,
A très bientôt,

Matthieu Pornon















jeudi 5 décembre 2013

Success Story: Le Shad GT

Alors que les nouveautés Delalande vont bientôt déferler sur la planète pêche, je vous propose de redécouvrir ce leurre mythique. 



Les raisons du succès :
Depuis sa création en 2007, le Shad GT a conquis de nombreux pêcheurs en eau douce comme en mer. Sa dimension imitative sommaire cache de nombreuses caractéristiques, qui en font un leurre exceptionnel.

-          Forme du corps :

Son corps est parfaitement proportionné vis-à-vis du poisson fourrage que nous cherchons à imiter. Gardon, ablette, sardine, mulet… une forme polyvalente permettant de solliciter les carnassiers dans des milieux variés.
Son profil cylindrique dispose d’un dos plat. Ce qui peut paraitre qu’un infime détail, est en fait un réel avantage offrant un grand confort lors du montage par des facilités quant au positionnement de l’hameçon.

-          Texture :
S’il y avait un mot pour définir sa texture, ce serait « le compromis ». En effet, le Shad GT est le mariage parfait entre la fermeté et l’élasticité.
La fermeté de son corps assure sa solidité. Après avoir subi plusieurs assauts de carnassiers dentés (brochet), il s’en sortira avec seulement quelques égratignures et sera toujours aussi pêchant.
La qualité des plastiques injectés pour sa fabrication lui confère une grande liberté de mouvement. Cette souplesse favorisera sa bonne prise en bouche par les carnassiers.

Après deux jours sur le lac Léman, ils sont prêt à retourner au combat


-          Action de nage :
Le Shad GT est équipé d’une caudale ronde, orientée à 45°. Cette forme et cette disposition limitera les mouvements latéraux de la caudale (wobbling), au profit d’un enroulement sur elle-même. La nage du leurre sera imprimée d’un roulis prononcé, déplaçant un grand volume d’eau sans freiner la descente du leurre.
La texture joue également un rôle déterminent dans la nage du leurre. Si la souplesse permet les mouvements, la fermeté et la densité du corps réduiront leur amplitude en augmentant significativement la fréquence de battement de la caudale.
Le Shad GT n’est donc pas un leurre discret. Ses vibrations puissantes le rendent perceptible de très loin par les carnassiers. Une aubaine pour des pêches  en profondeur ou lorsque les rivières sont en crue. De plus, le poids de la tête plombée impactera peu la nage du leurre, ce qui permet de faire face à la plupart des situations que vous rencontrerai au bord de l’eau. Par exemple, le Shad GT 18 cm : Vous pourrez l’équiper d’une tête plombée de 15 grammes jusqu’à 60 grammes, en conservant sa qualité de nage à son optimum. Une telle polyvalence laisse rêveur …

-         Choix et utilisations :
Avec 7 variantes de taille et 22 coloris différents, vous trouverez à coup sûr « le » leurre dont vous avez besoins.
Pour ma part, j’utilise spécifiquement chaque modèle en fonction des situations rencontrées, dont voici quelques exemples :
9 – 11 cm : J’affectionne ces deux tailles pour la pêche des grandes rivières lorsqu’elles sont en crue. Les deux « petites bouchées » de la gamme sauront se faire remarquer des sandres sans les effrayer.




13 – 15 cm : Ce sont les deux modèles les plus polyvalents. De véritable passe partout, qui intéresseront la plupart des carnassiers d’eau douce. Surnommé les « recenseurs », je les utilise pour prendre la température sur les secteurs pêchés.

18 cm : Il peut servir à la traque de gros sandres ou de silures, mais c’est  avant tout mon standard, pour la pêche du brochet en grands lacs. Son gros gabarit et sa nage subtile en font le leurre très prisé des vieux poissons éduqués.
22 cm : Dernier né de la série, en 2013. Le Shad GT 22 cm est plus lourd (98gr) que le modèle inférieur, mais n’en est pas moins « lançable ». Un vrai leurre à gros brochets qui permet de faire le tri les jours d’euphorie.



28 cm : Avec quasiment 200 gr, ce n’est pas le leurre avec lequel on lancera toute une journée en espérant une touche. Je le réserve pour des pêches hivernales en ultime recours pour faire bouger de gros brochets.

Le Shad GT a déjà un glorieux passé et un avenir encore prometteur car chaque année, ce sont de nouveaux coloris qui viennent enrichir la gamme.
En vous souhaitant beaucoup de plaisirs et  de captures avec ce leurre.

A très bientôt,

Matthieu Pornon

dimanche 1 décembre 2013

Il y a des jours où ...

Novembre :
Sensé marquer le réel début de la saison de pêche au sandre, le mois de novembre nous a offert une météo particulièrement hostile et une Saône bien capricieuse.

Le point commun de mes parties de pêche du mois de novembre, c'est qu'elles s'annonçaient toutes comme ça : Beau temps, beaux poissons



Pour se terminer, comme ça : Vent et menues fretins 



Et comme les choses ne sont pas assez compliquées, je ne me facilite pas la tache. 

Dernière en date : 

7h30 : Indécis sur le choix du parcours du jour, je me décide à préparer mon matériel sandre pour rejoindre la Saône 

8H : Après avoir hâtivement échangé mes affaires "brochet" contre celles "sandre", je prends la route.

8h45 : Une chose me vient à l'esprit : je croix avoir oublié ma batterie.
Je quitte l'autoroute.

8h47 : j'ouvre mon coffre afin de vérifier. J'ai belle et bien oublié ma batterie.
Je m’apprête à rentrer à la maison, mais au lieu de cela, je me laisse guider par un panneaux "Feu-vert 5Km" .

9H : Dans la boutique, je ne trouve que des batteries pour voiture avec des cosses en plombs. Je l’achète tout de même.

9H45 :  J'arrive enfin à la mise à l'eau. Je prépare le bateau et je bricole tant bien que mal les cosses de la batterie.

10h45 : Le bateau est à l'eau. Le moteur électrique tourne à merveille, mais le sondeur reste sur "Off".
J'accoste le bateau et entreprends un ultime rafistolage. Sans pince, sans fils de fer et sans scotch, l'opération est laborieuse.



11h45 : C'est bon, les fils d’alimentation du sondeur sont parfaitement connectés aux cosses de la batterie.
Le sondeur ne s'allume toujours pas. Tant pis, j'attaque la pêche

12h : Je suis partagé entre la joie intense (de pouvoir enfin lancer un leurre dans l'eau) et un sentiment de résignation.


Je commence la pêche en lancer ramené. L'eau est basse, j'oriente donc mon choix vers des leurres "discret" de type virgule : Meeki Delalande.
En une heure, je prends quelques touches timides et capture un petit sandre et un petit brochet.
J'insiste donc avec cette technique, sans succès.



Sans sondeur, pêcher en verticale est hasardeux
. Je regagne un poste que je connais bien, souvent productif et sans trop d’accrocs. 

Équipé d'un leurre de 4 pouces sur une tête de 14 grammes, je zigzague en descendant le courant.  
J'enregistre très vite des touches et capture plusieurs petits sandres (format boite à leurre).



Je prends toutes les touches lorsque je me déplace du chenal en direction de la bordure, lorsque le leurre remonte le cassant. 
Cela ce vérifiera tout au long de la journée. Intéressant !

En fin de journée, je combat enfin un joli poisson. Un sandre de 65 cm environ vient crever la surface et se décrocha avec un ultime demi-tour au bord du bateau. La poisse !!!
Dans la foulée, nouvelle touche. La canne plie bien, mais c'est à nouveau une décroche. 
Puis, nouvelle frappe dans le leurre. Le combat est nerveux mais le poisson se laisse facilement remonter. Un sandre maillé, Ouffff !!!
Mais non, c'est un chevesne de 40 cm qui rejoint le bateau. Décidément, les dieux de la pêche se rient de moi !



La journée se termine. Je n'ai pas l'impression d'être venu pour rien. J'aurai appris de nouvelles choses qui me resserviront prochainement, notamment sur la prospection en verticale. J'ai repoussé très loin les limites de ma patience.
Mais tout de même, Il y a des jours où... l'on devrait mieux rester couché.

A très bientôt,
Matthieu Pornon