lundi 17 avril 2017

Brachys 2017 : Un très bon millésime

Niveaux bas et beau temps... le cocktail qui détonne pour ces premières semaines d'avril !


Dans ces conditions on s'attendait bien à de belles parties de pêche durant les éclosions de brachys, mais cette saison nous avons était particulièrement gâté. En effet, hormis le vent qui s'est invité régulièrement les paramètres étaient optimaux pour la pêche à la mouche. 


Pour rappel, les brachys sont de petits trichoptères (sedge) qui sortent en masse durant le mois d'avril, en général en fin de matinée et sur le coup de midi. Durant les phases d'éclosions (il y en a parfois plusieurs en une journée),  les poissons rentrent dans une véritable frénésie alimentaire.

Alex et Ipee attendant l'éclosion !
Si le spectacles est vraiment impressionnant à voir, ce n'est pas toujours évident de prendre une truite à ce moment. Votre mouche se retrouve alors perdue au milieu d'une quinzaine d'autres et les poissons sont très mobiles donc difficile de leur présenter l'imitation au raz du nez.


C'est donc surtout après l'éclosion que les choses deviennent réellement intéressantes. Les truites continuent à s'alimenter mais dans une fréquence moindre, elles sont alors beaucoup plus motivées à se déplacer pour se saisir de votre imitation. C'est à cet instant que la pêche à vue avec des nymphes de trichoptères prend tout son sens avec des animations amples de rigueur.

Zébritude ultime pour cette nympheuse prise en milieu de matinée
Ci-dessous une nouvelle nymphe qui rejoint la collection , imitant la phase durant laquelle la nymphe, après métamorphose, regagne la surface de l'eau pour éclore. La Biotpupa, avec des ailes formées à partir de biot de dinde. Disponible dès maintenant en taille 14 et en 2 lestages, sur www.lesmouchesduguide.fr


Après le rush des éclosions, la rivière retrouve son calme, mais quand y regarde de plus près on trouve encore beaucoup de truites attablées en bordure. Elles se nourrissent d'éclosions résiduelles ou de retombées de brachys, ou bien encore d'autres insectes comme de tout petit sedge et des (rares) éphémères. Bien souvent, ce sont de gros poissons qui sont attablés ainsi, en témoigne la série de truites ci-dessous, toutes capturées en sèche.





Durant cette période bénite, j'ai reçu mon ami siluriste, Rémi Seigler, qui aura bien su s'adapter en faisant un véritable carton en nymphe à vue et en sèche. Je vous laisse apprécier certaines de ses captures. 



Et en prime une petite vidéo de cette dernière capture.




L'absence de précipitations nous place dans une situation d'étiage printanier plutôt préoccupante, même si de belles journées de pêche sont encore à envisagées. A suivre...


A très bientôt,
Matthieu Pornon

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